Moncef Marzouki © Abacapress.com"J'ai très peu apprécié des considérations culturalistes, pour ne pas dire racistes, formulées à Paris par certains, dont l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine qui se demande si l'Occident doit exporter sa démocratie. Comme si la démocratie était propre aux pays occidentaux". Dans les colonnes du Journal du Dimanche, le nouveau président tunisien, Moncef Marzouki, fustige la position française et les déclarations de divers responsables politiques qui ont suivi la victoire des islamistes modérés en Tunisie. "L'esprit colonial, c'est terminé. La Révolution de janvier 2011 nous a donné la démocratie, la République et finalement l'indépendance", ajoute-t-il.
Tunisie : et maintenant ?
DECODAGE - Après l'annonce officielle des résultats, les islamistes d'Ennahda disposent d'une majorité relative à l'Assemblée constituante. En position de force pour diriger le gouvernement, ils devront néanmoins composer avec les autres forces politiques.
Publié le 28/10/2011
Tunisie : le parti islamiste Ennahda remercie Dieu
A Sidi Bouzid où avait débuté la révolution, des troubles ont éclaté à l'annonce des résultats. Des groupes de jeunes ont mis à sac le local d'Ennahda, et jeté des pierres sur les forces de l'ordre.
Publié le 28/10/2011
Tunisie : troubles à Sidi Bouzid après l'annonce des résultats
Des centaines de jeunes ont mis à sac le local du parti islamiste Ennahda, vainqueur des 1res élections libres de Tunisie, à Sidi Bouzid où avait débuté la révolution. A l'originie : l'annonce du résultat final provisoire et surtout l'invalidation de listes populaires dans cette circonscription.
Publié le 27/10/2011
Tunisie : les islamistes d'Ennahda revendiquent la tête du gouvernement
Le mouvement islamiste tunisien Ennahda affirme, sur la base de ses propres chiffres, avoir obtenu plus de 40% des sièges de l'Assemblée constituante. Les discussions pour former une coalition ont déjà commencé. Avec une condition : Ennahda estime "naturel" de diriger le gouvernement.
Publié le 26/10/2011
Tunisie: Ennahda veut rassurer et propose une alliance aux laïcs
Le parti islamiste donné vainqueur des élections tunisiennes a lancé lundi un message pour "rassurer" et donner des garanties sur son engagement à respecter les droits acquis des femmes et des minorités religieuses. Il propose une alliance à deux partis laïcs.
Publié le 24/10/2011
Incidents à Sidi Bouzid : les images
De nouvelles manifestations ont eu lieu vendredi matin dans la ville qui a lancé la révolution en Tunisie. Des partisans de Hechmi Haadmi protestaient contre l'invalidation de plusieurs sièges obtenus lors des élections.
Publié le 28/10/2011
En Tunisie, le parti islamiste Ennahda remporte 41,47% des sièges
Ses dirigeants ont remercié Dieu pour leur victoire. Aussitôt, des troubles ont éclaté à Sidi Bouzid, là où est partie la révolution.
Publié le 28/10/2011
Une leçon qui s'accompagne de piques sévères à l'égard des pays occidentaux, et pas seulement la France : "Tous les régimes dictatoriaux du monde arabe avaient besoin de la légitimation du monde occidental pour exister", analyse Moncef Marzouki. "Ne serait-ce que parce qu'ils avaient planqué leur fric là-bas. Moi, je n'ai aucun compte en Suisse ou en France. Je suis désormais le président indépendant d'un pays indépendant".
"J'ai aidé à rapprocher les islamistes de la démocratie"
L'ancien opposant de gauche et défenseur des droits de l'homme, longtemps exilé en France, qui a nommé officiellement mercredi l'islamiste Hamadi Jebali, le numéro deux du parti Ennahda, au poste de chef de gouvernement, estime que "les craintes à l'égard d'Ennadha sont absurdes". Et de plaider : "Notre société recèle une partie conservatrice et une autre moderne. L'expression politique du conservatisme, c'est l'islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens en Europe, nous avons un parti démocrate islamiste".
Et à l'appui de ses dires, le nouveau président tunisien défend "le bon contrat de gouvernement" conclu avec les islamistes qui "pour la première fois acceptent la démocratie et les droits de l'homme". Il assure : "J'ai aidé à rapprocher les islamistes de la démocratie et des droits de l'homme; eux m'ont influencé en me persuadant que vous ne pouvez pas réformer ce pays sans prendre en considération la religion et l'histoire".
Interrogé sur "ce qui rapproche Moncef Marzouki, ancien défenseur de la laïcité et des droits de l'Homme, de Rached Ghannouchi, homme fort du parti islamiste Ennahda", il n'hésite d'ailleurs pas à tracer des parallèles. "Nous avons une histoire commune : nous sommes deux enfants pauvres du Sud, deux anciennes victimes de Bourguiba puis de Ben Ali, deux anciens exilés".
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