Vincent Delory (g) et Antoine De Léocour (d, ici avec sa compagne) , les deux jeunes Français tués au Niger © La Voix du NordLes circonstances de la mort d'Antoine de Léocour et de Vincent Delory, deux jeunes Français enlevés en janvier 2011 au Niger par des membres d'Aqmi (Al Qaida au Maghreb Islamique), n'ont jamais été complètement éclaircies. Les otages avaient été assaillis en plein restaurant, puis entraînés par leurs ravisseurs dans une course-poursuite de plusieurs heures avec les forces de sécurité qui s'était achevée dans un bain de sang. Les forces françaises participaient à la traque et l'assaut final avait été filmé. Mais la totalité de ce film n'a pu être consultée à ce jour.
Une marche en hommage aux Français tués au Niger
Une marche silencieuse à laquelle ont participé des centaines de personnes s'est déroulée dimanche après-midi à Linselles, à l'initiative des amis de Vincent Delory et Antoine De Léocour. Leurs obsèques auront lieu lundi en présence de Nicolas Sarkozy et de Martine Aubry.
Publié le 16/01/2011
Niger : l'un des deux otages tué par le raid, selon Aqmi
Al-Qaïda au Maghreb islamique a affirmé qu'un des deux otages français a été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi, selon un communiqué rapporté samedi par le service américain de surveillance des sites islamistes SITE.
Publié le 15/01/2011
Français tués au Niger : Aqmi revendique le rapt
Dans un enregistrement audio diffusé ce jeudi par Al-Jazira, Al-Qaïda au Maghreb islamique affirme ques les deux hommes ont été tués lors de l'assaut des forces spéciales françaises pour les libérer. Aqmi parle également de deux soldats français tués.
Publié le 13/01/2011
Niger : seul un otage tué par balles avec certitude
L'autopsie des deux corps, conduite sous l'autorité du parquet de Paris, a certifié qu'Antoine de Léocour a bien été tué d'une balle dans la tête. En revanche, concernant Vincent Delory, dont le corps a été en grande partie carbonisé, les résultats de l'examen se contentent d'indiquer la présence d'impacts de métal.
Publié le 13/01/2011
Des doutes sur l'autopsie des corps des Français tués au Niger
L'autopsie des corps des deux Français tués samedi au cours d'une intervention armée française contre des islamistes qui les avaient enlevés au Niger laisse un doute sur la version livrée par Paris imputant leur exécution aux ravisseurs.
Publié le 13/01/2011
Niger : un otage tué à bout portant, l'autre mort par brûlure
Une source policière a révélé mercredi soir les 1ers résultats de l'autopsie réalisée après le rapatriement en France des corps des 2 Français tués samedi après leur enlèvement au Niger. Des zones d'ombres subsistent sur l'intervention militaire française.
Publié le 12/01/2011
Au Niger, Juppé accuse Aqmi
Le ministre de la Défense est arrivé à Niamey lundi en milieu d'après-midi pour rencontrer les autorités nigériennes et la communauté française. Il a affirmé qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique était à l'origine du rapt des deux jeunes Français.
Publié le 10/01/2011
Niger: un émir d'Al-qaïda commanditaire de la prise d'otages ?
Selon des sources locales, l'émir d'aqmi Mokhtar Belmokhtar serait le commanditaire de l'enlèvement. De son côté, Alain juppé assure avoir "toutes les raison de penser que les otages ont été exécutés par les ravisseurs".
Publié le 11/01/2011
Dans son édition de vendredi, le quotidien Libération cite le témoignage, recueilli le 30 novembre dans une prison à Nouakchott, d'un membre d'Aqmi qui n'a pas participé à l'enlèvement mais en a entendu le récit, fait quelques heures plus tard, par des membres du commando jihadiste qui ont survécu à l'attaque des forces spéciales françaises. Mohamed al-Amine ould Mohamedou ould M'Balle, alias Mouawiya, 22 ans, a été interrogé dans la capitale mauritanienne, où il est détenu depuis février 2011 suite à une tentative d'attaque contre l'ambassade de France, par le juge anti-terroriste français Yves Jannier.
Film de l'assaut : la minute manquante
Selon lui, des ravisseurs ont raconté, une fois rentré au sein de la katiba (unité de jihadistes), que l'un d'entre eux, surnommé Fayçal al-Jazaïri, avait abattu Antoine de Léocour de plusieurs balles de kalachnikov parce qu'il le retardait dans sa fuite à pieds dans le désert, juste après l'attaque par les commandos français. Il assure aussi que Vincent Delory a péri brûlé dans le 4x4, qui transportait de l'essence, à la suite des tirs qui l'ont touché. Les membres du commando de ravisseurs ont assuré après l'opération n'avoir pas exécuté ce deuxième otage.
Libération s'est également procuré le PV de l'audition en tant que témoin, le 16 décembre, du commandant du Commandement des opérations spéciales (COS), le général Frédéric Beth. Celui-ci livre peu de détails et surtout n'apporte pas d'élément nouveau sur le point le plus sensible : comment a pris feu le 4x4. La famille de Vincent Delory accuse les forces françaises d'avoir ouvert le feu sur le véhicule dans lequel il se trouvait, provoquant sa mort. Le film de l'opération, tourné depuis un avion, a été amputé d'une minute : précisément celle au cours de laquelle le 4x4 prend feu. Selon le ministre de la Défense, qui le précise dans une lettre au juge datée du 9 décembre, cette coupe a pour but de "ne pas révéler (...) certains détails opérationnels". Devant le juge, le général Beth a assuré être "dans l'incapacité d'apporter des précisions sur l'embrasement" du véhicule.
Réagissant à ce témoignage, Frank Berton, l'avocat de la famille Delory, a indiqué que la version fournie par l'homme cité par Libération "vient conforter l'idée que nous avions nous que c'était les tirs de l'armée française qui avaient mis le feu au 4x4". La famille de Vincent Delory veut désormais qu'on élargisse le champ de l'enquête pour déterminer les circonstances du décès de l'otage. "La réelle question est de savoir pourquoi on n'a pas préservé ce 4x4 plutôt que d'y mettre le feu alors qu'on savait qu'à l'intérieur (...) il y avait" Vincent Delory ? s'interroge Frank Berton. "Je veux qu'on entende les militaires qui ont tiré", ajoute l'avocat.
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