"Nous sortons de là mi-rassurés, en même temps mi-inquiets, il y a des choses intéressantes qui se sont dites, maintenant nous préférons attendre et être discret", a déclaré Maurice Antiste, sénateur de la Martinique d'où est originaire l'otage Thierry Dol. Avec Daniel Larribe, Pierre Legrand, et Marc Féret, ils sont retenus depuis deux ans au Sahel aux mains d'Aqmi.
François Hollande a assuré que le gouvernement faisait son maximum pour obtenir leur libération : "Tout est fait, avec la plus grande détermination et responsabilité, pour qu'ils puissent retrouver tous leur famille et leurs proches". Aucune négociation directe n'est faite avec les ravisseurs, pourtant le président a assuré que les services de l'Elysée maîtrisaient la situation. La situation est d'autant plus compliquée que des islamistes se sont emparés du nord du Mali, pays frontalier du Niger, avec l'aide des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad.
Selon des informations de presse, les ravisseurs, qui ont récemment fait parvenir une preuve de vie sous la forme d'une vidéo, réclament une rançon de plusieurs dizaine de millions d'euros. Les quatre otages faisaient partie des sept personnes, dont cinq Français, pour la plupart des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, une filiale de Vinci, enlevées en septembre 2010 dans le nord du Niger, à Arlit, un site d'extraction d'uranium.









