Al Qaïda au Maghreb islamique, qui détient cinq otages français enlevés au Niger il y a deux mois, sommee Paris de négocier directement avec Oussama ben Laden. Une exigence rejettée par la France. © TF1/LCIAprès la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, le sort des otages français retenus au Sahel est l'une des préoccupations de Paris. Mais, selon de sources proches de la médiation en contact avec les ravisseurs, les négociations avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en vue d'obtenir la libération de ces quatre otages, "continuent" ce même après la mort du terroriste.
Pour Guéant, le "risque terroriste reste élevé" en France
Le ministre de l'Intérieur souligne que "la mort d'Oussama ben Laden ne diminue absolument pas le risque terroriste", qui "reste élevé" en France.
Publié le 02/05/2011
Le corps de ben Laden immergé pour éviter un lieu de pèlerinage
La dépouille du leader d'Al-Qaïda a été immergée pour éviter que sa tombe ne devienne un lieu de pèlerinage. Selon la Maison-Blanche, le commando a tenté de le capturer vivant lors du raid. Une femme, tuée durant l'assaut, lui aurait par ailleurs servi de bouclier humain.
Publié le 02/05/2011
Al Qaïda peut-elle encore mobiliser?
Après les révolutions arabes et la mort d'Oussama Ben Laden, que reste-t-il de l'idéologie d'Al Qaïda? Eléments de réponses avec François Heisbourg, expert des questions stratégiques et internationales.
Publié le 02/05/2011
La nébuleuse Al-Qaïda survivra-t-elle à son leader ?
Selon les spécialistes, la menace Al-Qaïda ne disparaîtra pas forcement avec son chef Oussama ben Laden. Al-Qaïda est un réseau constitué de groupes indépendants.
Publié le 02/05/2011
La France salue un tournant dans la lutte contre le terrorisme
Le Premier ministre françois Fillon a appelé lundi après l'annonce de la mort de ben Laden à poursuivre la lutte contre la menace terroriste.
Publié le 02/05/2011
Une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les otages français ?
Des Français sont retenus en otages au Sahel, en Afghanistan et en Somalie par des groupes qui revendiquent leur lien avec Al Qaïda. Pour eux, quelles seront les conséquences de la mort du leader de l'organisation terroriste ?
Publié le 02/05/2011
"Pour le moment (les ravisseurs) n'ont pas rompu les négociations, elles continuent", a déclaré un membre de la médiation composée de Maliens et de Nigériens. "Pour le moment, je ne suis pas inquiet pour les Français", a-précisé la source, sans vouloir donner plus de détails. Plus tôt dans la journée, une source malienne également proche de la médiation, avait toutefois estimé que la mort d'Oussama Ben Laden était "une mauvaise nouvelle" pour les otages français, car elle risquait de retarder et de durcir les négociations en vue de leur libération.
Aqmi retient en otages quatre Français qui faisaient partie d'un groupe de sept personnes enlevées le 16 septembre 2010 à Arlit, sur un site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger du groupe nucléaire français Areva. Le 24 février, trois des otages (une Française, un Togolais et un Malgache), avaient été relâchés près du point de jonction des frontières de l'Algérie, du Mali et du Niger, un des théâtres d'opération d'Aqmi.
Aqmi a diffusé le 27 avril une vidéo des otages "suppliant" le président français Nicolas Sarkozy de retirer ses troupes d'Afghanistan, une demande immédiatement rejetée par Paris. Cette exigence, qui avait déjà été formulée par Oussama Ben Laden lui-même, s'accompagne, selon des sources proches des négociations, d'une demande de rançon de 90 millions d'euros.
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