Otages français : ben Laden tué, les négociations continuent

le 02 mai 2011 à 22h52 , mis à jour le 02 mai 2011 à 22h57

Dossier : La mort de Ben Laden

Les négociations avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en vue d'obtenir la libération de quatre otages français dans le Sahel, "continuent" après la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussame Ben Laden, assure une source proche de la médiation.

Otages au Sahel : l'exigence d'Aqmi complique les négociationsAl Qaïda au Maghreb islamique, qui détient cinq otages français enlevés au Niger il y a deux mois, sommee Paris de négocier directement avec Oussama ben Laden. Une exigence rejettée par la France. © TF1/LCI

Après la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, le sort des otages français retenus au Sahel est l'une des préoccupations de Paris. Mais, selon de sources proches de la médiation en contact avec les ravisseurs, les négociations avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en vue d'obtenir la libération de ces quatre otages, "continuent" ce même après la mort du terroriste.

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"Pour le moment (les ravisseurs) n'ont pas rompu les négociations, elles continuent", a déclaré un membre de la médiation composée de Maliens et de Nigériens. "Pour le moment, je ne suis pas inquiet pour les Français", a-précisé la source, sans vouloir donner plus de détails. Plus tôt dans la journée, une source malienne également proche de la médiation, avait toutefois estimé que la mort d'Oussama Ben Laden était "une mauvaise nouvelle" pour les otages français, car elle risquait de retarder et de durcir les négociations en vue de leur libération.
 
Aqmi retient en otages quatre Français qui faisaient partie d'un groupe de sept personnes enlevées le 16 septembre 2010 à Arlit, sur un site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger du groupe nucléaire français Areva. Le 24 février, trois des otages (une Française, un Togolais et un Malgache), avaient été relâchés près du point de jonction des frontières de l'Algérie, du Mali et du Niger, un des théâtres d'opération d'Aqmi.
 
Aqmi a diffusé le 27 avril une vidéo des otages "suppliant" le président français Nicolas Sarkozy de retirer ses troupes d'Afghanistan, une demande immédiatement rejetée par Paris. Cette exigence, qui avait déjà été formulée par Oussama Ben Laden lui-même, s'accompagne, selon des sources proches des négociations, d'une demande de rançon de 90 millions d'euros.

le 02 mai 2011 à 22:52
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