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Otages français d'Aqmi : "On n'a pas de nouvelle du tout"


le 15 janvier 2013 à 21h25 , mis à jour le 15 janvier 2013 à 23h08.
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Les otages français au Sahel au début de leur détention

Les otages français au Sahel au début de leur détention / Crédits : TF1/LCI

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AfriqueAlain Legrand, dont le fils Pierre a été enlevé le 16 septembre 2010 au nord du Niger, s'est dit hostile, mardi soir, à toute opération commando pour le libérer, l'estimant "trop dangereuse". Et a regretté de ne pas être tenu informé par les autorités françaises.

Hasard du calendrier, les deux offensives ont été lancées à quelques heures d'intervalle. L'intervention française au Mali et l'échec de l'opération visant à libérer Denis Allex en Somalie ont fait monter d'un cran encore l'inquiétude des proches des otages français d'Aqmi. « Nous avons très peur de tout ce qui se passe au Mali. C'est une angoisse permanente », a expliqué à l'AFP Alain Legrand, dont le fils Pierre, salarié de Satom, a été enlevé le 16 septembre 2010 à Arlit, dans le Nord du Niger, avec trois autres otages toujours détenus par Aqmi.

Une angoisse d'autant plus grand qu'"on n'a pas de nouvelle du tout". "Les seules nouvelles que l'on a, c'est la presse, la télé, la radio", a-t-il assuré, regrettant de n'avoir "toujours pas de nouvelles du Quai d'Orsay. On est étonné des propos du Premier ministre qui parle de contact permanent avec les familles".

"S'ils voulaient tuer les otages, ils se manifesteraient"

Jean-Pierre Verdon, père de Philippe Verdon, enlevé avec Serge Lazarevic le 24 novembre 2011 au Mali par Aqmi, fait lui état d'un contact avec le ministère des Affaires étrangères. Selon lui, les autorités françaises "considèrent qu'ils sont vivants", mais n'ont "pas de preuve matérielle objective".   Elles ont "récupéré des informations de caractère oral", mais "n'ont pas pu avoir de document attestant que les otages sont vivants". "Un de leurs arguments (...) c'est la certitude que s'il y avait eu quelque chose, ils le sauraient", a-t-il poursuivi.

Il estime que "dans le climat de conflit actuel, il est évident que si (les islamistes) voulaient tuer les otages, ils se manifesteraient, ils en tireraient immédiatement parti (...) pour s'en servir à la face du monde".  Il dit espérer que les militaires français "récupèrent des prisonniers islamistes" dans la perspective d'échanges de prisonniers. Quid d'une intervention commando pour les libérer ?  Alain Legrand s'y oppose, la jugeant "trop dangereuse".

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