L'Italie doit faire face au flux de migrants tunisiens: 5000 ont débarqué ces cinq derniers jours sur la petite ile de Lampedusa. © TF1/LCI
- Avec les migrants tunisiens de Lampedusa - 01 min 24 s
Libye : Kadhafi accuse Ben Laden
Dans une allocution téléphonique à la télévision, le président libyen a une nouvelle fois affirmé jeudi après-midi qu'il restait en place. Et, dans une tentative de brandir la menace islamiste, il a notamment accusé le chef d'Al-Qaïda d'organiser les troubles.
Publié le 24/02/2011
Libye : Obama sort du silence pour dénoncer un "bain de sang"
Dans une brève allocution, en direct de Washington, mercredi soir, le président américain, critiqué pour son silence, a jugé "scandaleux" la répression armée et le bain de sang en cours , estimant que les responsables des exactions devaient être "tenus responsables" de leurs actes.
Publié le 23/02/2011
Avec les migrants tunisiens de Lampedusa
Le HCR, qui s'occupe d'un centre d'hébergement sur l'île italienne, a interrogé des Tunisiens sur les raisons pour lesquelles ils fuient leur pays.
Publié le 24/02/2011
Obama sur la Libye : "un discours prudent, symbole du manque d'influence des Etats-Unis"
Guillaume Debré, le correspondant de TF1/LCI à Washington, explique que le président américain a très peu de moyens de pression sur la Libye et qu'il craint que ses citoyens soient pris en otages par le régime de Mouammar Kadhafi.
Publié le 24/02/2011
Les ministres européens de l'Intérieur examinent aujourd'hui la situation dans le bassin méditerranéen et le risque d'afflux massif d'immigrés en provenance de Tunisie et de Libye, sur fond de révoltes populaires. L'Europe du Sud (Italie, France, Espagne, Grèce, Malte et Chypre), première porte d'entrée d'un éventuel afflux massif de migrants, a réclamé mercredi à Rome un fonds de solidarité pour aider les pays d'accueil.
L'Italie fait monter la pression sur ses partenaires. Jeudi, le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a exhorté ses partenaires européens à aider son pays à faire face à un risque de crise humanitaire "catastrophique" du fait de la dégradation de la situation en Libye. "On ne peut pas nous laisser seuls, c'est ma requête", a-t-il déclaré à son arrivée à la réunion.
"Un exode biblique"
L'Italie affirme craindre une vague d'au moins 200.000 à 300.000 immigrés en cas de chute de Mouammar Kadhafi. Un "exode biblique", "dix fois plus que le phénomène des Albanais dans les années 1990", a prédit le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.
Toutefois, les premières réactions des partenaires européens de l'Italie jeudi avant la réunion des ministres de l'Intérieur laissent peu d'espoir à Rome. L'Allemagne, l'Autriche et la Suède notamment ont estimé que l'Italie pouvait tout à fait se débrouiller seule pour gérer les plus de 5500 migrants en provenance de Tunisie arrivés sur l'île italienne de Lampedusa, située à quelque 110 km de la Tunisie et constituant la porte vers l'Union européenne la plus proche pour ces clandestins.
"L'Italie n'est en aucun cas submergée"
"L'Allemagne a eu l'an dernier environ 40.000 demandeurs d'asile, la petite Suède 30.000, la Belgique 20.000 et l'Italie 7.000. L'Italie fait face à un défi mais n'est en aucun cas submergée" avec la situation à Lampedusa, a notamment estimé le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.
A Vienne, l'assemblée parlementaire de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) se penche aussi en réunion plénière sur ces enjeux dans la matinée. Les pays européens poursuivent par ailleurs l'évacuation de leurs ressortissants de Libye, dont toute la partie orientale semble passée sous le contrôle des insurgés.
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