Kigali juge que ce nouvel élément "rend justice" au Rwanda. Le rapport d'expertise judiciaire sur l'attentat de 1994 contre l'avion du président rwandais Habyarimana, commandé en avril 2010 par les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux et présenté mardi, oriente l'enquête vers des tirs de missile depuis le camp de Kanombe, alors aux mains de l'armée, mais ne désigne pas les auteurs possibles de cette attaque. Cet attentat, intervenu le 6 avril 1994, est considéré comme le déclencheur du génocide rwandais, qui en cent jours a coûté la vie à 800.000 personnes selon l'ONU.
France-Rwanda : le "passé" aux oubliettes, Sarkozy et Kagame parlent "avenir"
Le président rwandais, qui a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée ce lundi, a expliqué que les deux hommes avaient parlé d'"avenir". Il a également annoncé que son pays ne demandait plus d'"excuses" à la France pour son rôle présumé dans le génocide de 1994.
Publié le 12/09/2011
Rwanda : Mbarushimana sera remis à la Cour pénale internationale
La Cour de Cassation a validé mardi la remise du Rwandais à la CPI pour son rôle présumé dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'Est du Congo en 2009.
Publié le 04/01/2011
Rwanda : le sortant Paul Kagame favori de la présidentielle
Pour cette deuxième présidentielle depuis les massacres, le "chairman" du Front patriotique rwandais (FPR) est donné grandissime favori, faute de véritable opposition.
Publié le 08/08/2010
Sarkozy admet les "erreurs" de la France au Rwanda
Au second jour de son voyage en Afrique, le chef de l'Etat a reconnu à Kigali en présence de son homologue Paul Kagamé que la France avait mal jugé la situation au moment du génocide de 1994.
Publié le 25/02/2010
Rwanda : l'armée française mise en cause
Après les plaintes de rescapés rwandais contre l'armée française, une information judiciaire contre X pour "complicité de génocide" a été ouverte vendredi par le procureur du tribunal aux armées de Paris.
Publié le 24/12/2005
Rwanda : la France a-t-elle formé des miliciens avant le génocide ?
Dans un entretien à France Culture, un ancien membre du GIGN affirme que des militaires français ont "formé des miliciens civils rwandais" en 1992. Ces civils sont accusés d'avoir participé, deux ans plus tard, au génocide contre les Tutsis.
Publié le 22/04/2005
Rwanda : le rapport qui accable Kagamé
Selon Le Monde, le juge antiterroriste Jean-Louis Brugière a bouclé son enquête sur la mort du président rwandais en avril 1994, élément déclencheur du génocide. Ses conclusions sont accablantes pour l'actuel président Paul Kagamé, accusé d'être le "commanditaire" de l'assassinat.
Publié le 09/03/2004
Deux thèses s'affrontent jusqu'à présent pour expliquer la mort du président Habyarimana, sur fond de rivalité ethnique entre les deux grandes composantes de la société rwandaise, à savoir les Hutus et les Tustsis - les premiers, majoritaires au sein de la population, ayant pris le pouvoir avec l'aide du colonisateur belge dans les années 60 et s'y étant maintenus, au prix de massacres et de déplacements massifs de populations vers les pays voisins, jusqu'au génocide de 1994 qui devait voir la revanche des Tutsis. Selon la thèse explorée pendant des années par le juge français Bruguière, l'avion du président Habyarimana aurait été pris pour cible par un missile tiré par des rebelles tutsis. Selon l'autre thèse, il aurait été victime d'une attaque menée par des extrémistes hutus.
L'opposition rwandaise en exil réclame une enquête
Deux thèses qui opposent deux gouvernements : le gouvernement rwandais soutient depuis 2009 que les tirs sont partis du camp militaire de Kanombe, importante base des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes), jouxtant l'aéroport et la résidence présidentielle au sud-est. L'enquête française conduite initialement par le juge Bruguière avait abouti à l'inverse au lancement en 2006 de mandats d'arrêts contre des proches du président Kagame qui dirigeait en 1994 la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR). Le juge estimait alors qu'un commando du Front patriotique rwandais (FPR) s'était infiltré depuis le parlement rwandais à travers le dispositif des FAR sur la colline de Massaka, qui surplombe l'aéroport à l'est de la piste.
Le rapport présenté mardi montre donc une évolution de la position française. Les avocats ayant assisté à sa présentation ont admis que l'hypothèse de Massaka n'était plus de mise, les experts ayant abouti à un "point de cohérence" sur un départ de missiles depuis Kanombe, selon une personne présente à cette réunion. Les avocats des sept proches de l'actuel président rwandais Paul Kagame, qui sont mis en examen dans cette affaire, l'ont interprété comme une mise hors de cause et ont demandé aux juges d'instruction chargés de l'enquête de prononcer un non-lieu en leur faveur. Le rapport "confirme l'hypothèse d'un départ de tirs de missiles depuis le camp de Kanombe" et "nos clients qui ont été injustement accusés et poursuivis pendant des années se trouvent confortés dans leurs positions", a ainsi assuré Me Bernard Maingain.
L'opposition rwandaise en exil a exigé pour sa part mercredi une enquête internationale. "Nous encourageons la justice française à poursuivre ses enquêtes et demandons une enquête internationale sur cet attentat terroriste", ont écrit dans un communiqué le Congrès national rwandais (CNR) et les Forces démocratiques unifiées (FDU). Le CNR est principalement animé par d'anciens compagnons d'armes du président Paul Kagame tandis que les FDU sont dirigées par Victoire Ingabire, une responsable politique hutu actuellement jugée à Kigali notamment pour complicité de terrorisme.
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