Discours de Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire, le 21 Mai 2011
L'Onu accuse Ouattara et Gbagbo de crimes contre l'humanité
Les Nations unies soulignent que les exactions commises par les partisans des deux hommes pourraient être qualifiées de "crimes contre l'humanité".
Publié le 10/06/2011
Côte d'Ivoire: Ouattara "très inquiet" pour les deux Français enlevés
Le nouveau président ivoirien évoque jeudi dans La Croix le sort du directeur de l'hôtel Novotel d'Abidjan et d'un chef d'entreprise, enlevés début avril et promet un gouvernement d'union nationale avant la fin mai.
Publié le 28/04/2011
Ouattara promet que Gbagbo sera jugé et appelle au calme
Quelques heures après la chute du président ivoirien sortant, Alassane Ouattara a annoncé une "nouvelle ère d'espérance" pour son pays, promettant une "procédure judiciaire contre Gbagbo" et ses proches et appelant à "s'abstenir de tout acte de représailles".
Publié le 11/04/2011
Rendant hommage à l'action du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé et rendant hommage aux soldats français, il a salué "l'avènement d'une Côte d'Ivoire nouvelle" avec un Ouattara érigé en modèle de ces démocrates africains que la France entend désormais soutenir. "C'est une nouvelle politique africaine que nous mettons en œuvre", avec notamment "dans le domaine militaire : la France contribuera à la réforme de l'armée ivoirienne, mais sans accord caché", c'est fini, a-t-il assuré. Mais surtout : "nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants", et ce "en accord avec les autorités de la Côte d'Ivoire". "Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L'armée française n'est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que cela soit, (même) un gouvernement ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir". La présidence française a précisé dans la foulée que les effectifs de la force Licorne, actuellement d'un millier de soldats après en avoir atteint 1.700 au plus fort de la crise qui a abouti à l'arrestation de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le 11 avril, devraient être progressivement réduits "en accord" avec les nouvelles autorités ivoiriennes.
Appelant les "compatriotes", qui sont "l'image de la France", à participer à "ce nouveau partenariat avec la Côte d'Ivoire", le chef de l'Etat français a demandé de se "tourner vers l'avenir au lieu de systématiquement nous tourner vers le passé". Nicolas Sarkozy a également évoqué le sort des deux Français enlevés le 4 avril dans un hôtel d'Abidjan. Il a dit qu'il voulait "croire" que les deux Français étaient toujours vivants. "Ceux qui ont fait ça auront à rendre des comptes", a-t-il promis.
Ouattara investi
Peu avant, Alassane Ouattara a été solennellement investi à Yamoussoukro président de la Côte d'Ivoire devant une vingtaine de chefs d'Etat africains, principalement de l'Ouest, Nicolas Sarkozy et le chef de l'ONU Ban Ki-moon. Il a dit vouloir "rassembler les Ivoiriens", après six mois d'une crise meurtrière. "Célébrons la paix sans laquelle aucun développement n'est possible", a-t-il poursuivi, lançant un appel "solennel à la réconciliation" pour qu'émerge "un Ivoirien nouveau". "La Côte d'Ivoire se réconcilie et se rassemble", a-t-il insisté.
Alassane Ouattara, 69 ans, a été investi près de six mois après l'élection présidentielle du 28 novembre, perdue par son rival Laurent Gbagbo qui avait refusé de quitter le pouvoir, plongeant le pays dans une grave crise et des violences ayant fait près de 3.000 morts selon le nouveau pouvoir. Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril à l'issue de 15 jours de guerre, surtout dans la capitale économique Abidjan, entre ses troupes et celles d'Allassane Ouattara, appuyées de façon décisive par la force française Licorne et celle de l'ONU.
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