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Sierra Leone : l'ancien président libérien Charles Taylor condamné


le 26 avril 2012 à 15h15 , mis à jour le 26 avril 2012 à 15h22.
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3min
Charles Taylor, le 26/4/12

Charles Taylor, le 26/4/12 / Crédits : TF1/LCI

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AfriqueReconnu coupable jeudi de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre entre 1996 et 2002 par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), l'ancien président du Liberia est le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis Nuremberg.

L'ancien président du Liberia Charles Taylor, 64 ans, a été reconnu coupable jeudi à La Haye de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone entre 1996 et 2002. Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), mis en place spécialement par la justice internationale pour juger les crimes commis pendant la guerre civile (1991-2001) qui a fait 120.000 morts, lui reproche notamment d'être intervenu lors du conflit pour mettre en œuvre une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de son voisin afin d'exploiter ses diamants.
 
Les troupes de Charles Taylor avaient notamment combattu aux côtés des rebelles sierra-léonais, que l'ex-président libérien dirigeait en sous-main en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants. La peine infligée à Charles Taylor, qui avait plaidé non-coupable, sera prononcée le 30 mai -il risque la perpétuité. Il la purgera ensuite dans une prison du Royaume-Uni.

Cris de joie à Freetown
  
Ce jugement du TSSL est le premier jugement contre un ancien chef d'Etat rendu par la justice pénale internationale depuis celui prononcé en 1946 par le tribunal militaire international de Nuremberg contre Karl Dönitz, commandant en chef de la marine allemande. Celui-ci, qui avait succédé à Adolf Hitler à la fin de la Seconde guerre mondiale, avait été condamné à dix ans de prison pour crimes de guerre.
 
Le procès de Charles. Taylor avait été délocalisé en 2006 aux Pays-Bas par le Conseil de sécurité de l'Onu. A Freetown, la capitale de la Sierra Leone, des cris de joie ont accueilli le verdict de culpabilité.

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