En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Tunisie: Ennahda veut rassurer et propose une alliance aux laïcs

Edité par
le 24 octobre 2011 à 22h36 , mis à jour le 25 octobre 2011 à 10h42.
Temps de lecture
4min
[Expiré] tunisie vote

Crédits : AFP

A lire aussi
AfriqueLe parti islamiste donné vainqueur des élections tunisiennes a lancé lundi un message pour "rassurer" et donner des garanties sur son engagement à respecter les droits acquis des femmes et des minorités religieuses. Il propose une alliance à deux partis laïcs.

 
Au lendemain des premières élections libres en Tunisie, Ennahda, le parti islamiste donné grand vainqueur du scrutin, a lancé lundi un message pour "rassurer" les acteurs économiques et donner des garanties sur son engagement à respecter les droits acquis des Tunisiennes et des minorités
religieuses.
 
Manœuvre purement politique ou sincère main tendue, dans la soirée, les islamistes, qui devraient être proclamés vainqueurs des élections tunisiennes dès mardi, se sont même déclarés prêts à former une alliance avec deux formations laïques.  "Nous sommes prêts à former une alliance avec le Congrès pour la république de Moncef Marzouki et l'Ettakatol de Moustapha Ben Jaafar puisque leurs opinions ne sont pas éloignées des nôtres et que ces deux partis ont obtenu un grand nombre de suffrages", a dit Ali Larayd, membre du comité exécutif d'Ennahda (Renaissance).

Droit des femmes et minorités religieuses

Outre une mainmise complète sur le pouvoir, la percée d'Ennahda sur la scène politique fait également craindre dans le camp laïc une remise en question du statut des femmes en Tunisie ainsi qu'une dégradation de la tolérance envers les minorités religieuses. Mais là encore, le parti islamiste donne des garanties. Il a affirmé son engagement à respecter les droits acquis des Tunisiennes et des minorités religieuses en Tunisie. "Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de légalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale", a déclaré Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste.
 
Pour l'heure, les Tunisiennes disposent d'un statut juridique enviable dans le monde arabo-musulman: la loi en vigueur interdit la polygamie, la répudiation, permet l'avortement libre et donne droit au divorce judiciaire. Ces acquis introduits par le père de l'indépendance (1956) Habib Bourguiba, sont enracinés dans la pratique sociale et ont permis aux femmes (50% de la population) d'être présentes dans tous les domaines d'activités. Mais ces acquis peuvent être source de conflit avec des adeptes d'un islam orthodoxe. Par ailleurs, l'islam est la religion officielle de la Tunisie où cohabitent avec les musulmans sunnites (plus de 90%) des minorités religieuses dont un millier de juifs.

"Priorités sociales"
 
Ennahda n'oublie pas les acteurs économiques et autres investisseurs étrangers. "Nous voulons rassurer nos partenaires économiques et commerciaux, ainsi que tous les investisseurs: nous espérons très rapidement revenir à la stabilité et à des conditions favorables à l'investissement", a déclaré Abdelhamid Jlassi, directeur du bureau exécutif du parti islamiste. "Les priorités de la Tunisie sont claires: c'est la stabilité et les conditions pour vivre dans la dignité, ainsi que la construction d'institutions démocratiques", a-t-il souligné. "Nous aurons un programme de priorité sociale (...) nous sommes ouverts à tous ceux qui partagent cet objectif, sans exception", a déclaré M. Jlassi, prônant une alliance "incluant toutes les forces patriotiques".
 
Les Tunisiens ont élu dimanche une assemblée constituante dont les 217 membres devront rédiger la nouvelle constitution du pays et former un nouveau gouvernement provisoire avant des élections législatives et présidentielle prévues l'année prochaine. Aucun résultat officiel n'avait été publié lundi dans la soirée à l'exception du vote des Tunisiens de l'étranger, qui votaient avant dimanche. Plus de 7 millions d'électeurs étaient appelés dimanche à élire une assemblée nationale constituante, neuf mois après la chute de Ben Ali.

Commenter cet article

  • yoyoyo73 : On peut être croyant et tolérant à la fois.

    Le 25/10/2011 à 12h59
  • yoyoyo73 : Attendons de voir avant de parler !

    Le 25/10/2011 à 12h56
  • riviera13 : Comme dirait habituellement et certainement Hollande: Après , on verra !!

    Le 25/10/2011 à 12h25
  • pascalcaen : La Turquie n'en a pas souffert.

    Le 25/10/2011 à 11h53
  • romeo333 : @mrsleepy - chacun fait ce qu'il veut de son argent, si ils ne veulent pas y retourner c'est leur choix.

    Le 25/10/2011 à 11h47
      Nous suivre :
      Un violent orage de grêle ravage Brisbane

      Un violent orage de grêle ravage Brisbane

      logAudience