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Tunisie : la grève générale est "injustifiée" selon le gouvernement


le 14 août 2012 à 15h17 , mis à jour le 14 août 2012 à 15h47.
Temps de lecture
3min
Tunisie : nouvelles manifestations à Sidi Bouzid

La police tunisienne a dispersé dans la nuit de jeudi à vendredi une deuxième manifestation contre le gouvernement à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, alors que les critiques contre le pouvoir dominé par les islamistes se multiplient. / Crédits : TF1/LCI

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AfriqueUne grève générale très suivie a été lancée mardi à Sidi Bouzid. Pour le gouvernement, la grève est "injustifiée" et les revendications sociales légitimes ne doivent pas être instrumentalisées par l'opposition.

La grève générale lancée mardi à Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne, est "injustifiée" et les revendications sociales légitimes ne doivent pas être instrumentalisées par l'opposition, a jugé le porte-parole du gouvernement dominé par les islamistes, Samir Dilou, à l'antenne de la radio privée Mosaïque FM. "On comprend les mouvements de protestations dans certaines régions compte-tenu des conditions de vie difficiles", a néanmoins ajouté le ministre des Droits de l'Homme, avant de promettre d'y répondre "avec beaucoup de compréhension".

 

La grève générale de ce mardi est suivie par des centraines de personnes, criant des slogans contre les islamistes au pouvoir. Plusieurs centaines de personnes ont ainsi défilé vers le palais de la justice, situé à l'extérieur de cette ville du centre de la Tunisie. Les manifestants réclament la libération de protestataires arrêtés en août lors de manifestations dispersées sans ménagement par la police à l'aide de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.

 

La grève de mardi a lieu à l'appel de l'UGTT, la centrale syndicale historique. Le mouvement a été soutenu par des partis d'opposition et des organisation de la société civile. 


 

Des centaines de personnes dans la rue

 

Le gouvernement est confronté à une vague de contestation croissante ces dernières semaines sur plusieurs fronts, l'opposition et la société civile dénonçant une dérive autoritaire et une tentative d'organiser une islamisation rampante de la société.

 

Les tensions sociales sont grandissantes et plusieurs manifestations contre la pauvreté, des coupures d'eau et des retards de salaires ont été réprimées ces dernières semaines, notamment à Sidi Bouzid où la situation économique et sociale ne s'y est guère améliorée depuis la révolution de 2011. Des membres du gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahda ont accusé ces derniers jours l'opposition politique d'instrumentaliser le mécontentement lié aux conditions de vie à des fins politiciennes. 

 

Cette ville, située dans une région particulièrement pauvre et marginalisée, a une importance hautement symbolique, en tant que berceau de la révolution dont le point de départ avait été la mort le 17 décembre 2010 de Mohamed Bouazizi. Ce vendeur ambulant de 26 ans s'était immolé par le feu pour protester contre la saisie de sa marchandise par la police.

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  • 421123 : J'espère que les Tunisiennes feront reculer les "barbus" et l'obscurantime d'une autre époque. Courage Mesdames!

    Le 15/08/2012 à 02h07
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