Un témoin dit qu'Omar Bongo a financé Sarkozy en 2007

le 22 novembre 2011 à 13h49 , mis à jour le 22 novembre 2011 à 14h00

Dans un livre, un proche de l'ancien président du Gabon affirme que les supposées remises d'argent en espèces racontées par Robert Bourgi, et censées avoir concerné uniquement Jean-Marie Le Pen et le camp de Jacques Chirac, se sont prolongées sous Nicolas Sarkozy. Mais le témoin n'apporte aucune preuve.

Omar BongoImage d'archives © REUTERS

L'ancien directeur adjoint du cabinet du président du Gabon affirme dans un livre qu'Omar Bongo a financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 et que l'actuel chef de l'Etat français a bénéficié de paiements en liquide. L'Elysée s'est refusé à tout commentaire sur ces accusations dépourvues de preuves matérielles.

  • Affaire Bourgi : la gauche réclame des suites

    <b> Réactions -</b> Alors que l'avocat distille ses accusations sur les bénéficiaires de l'argent noir de la "Françafrique", les réactions politiques pleuvent. Au PS, Montebourg demande la désignation de "procureurs indépendants". A droite, on tombe des nues.

    Publié le 13/09/2011 Affaire Bourgi : la gauche réclame des suites
  • Après Chirac, Pompidou, Giscard et Mitterrand, Bourgi mouille Le Pen

    L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand et Le Pen. L'Ordre des avocats de Paris a annoncé une enquête déontologique.

    Publié le 12/09/2011 Après Chirac, Pompidou, Giscard et Mitterrand, Bourgi mouille Le Pen
  • De Pompidou à Chirac, Bourgi balance sur l'argent occulte

    L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand.

    Publié le 12/09/2011 De Pompidou à Chirac, Bourgi balance sur l'argent occulte
Plus d'infos

Mike Jocktane est passé aujourd'hui dans l'opposition à Ali Bongo qui a succédé à son père après la mort de ce dernier en 2009, au terme de 41 ans de pouvoir. Ce pasteur explique que les supposées remises d'argent en espèces en 1988 et de 1995 à 2005, racontées dans les médias en septembre par l'avocat Robert Bourgi, et censées avoir concerné uniquement Jean-Marie Le Pen et le camp de Jacques Chirac, se sont prolongées sous Nicolas Sarkozy. "Ce que dit Robert Bourgi est vrai, mais incomplet: Omar Bongo a contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 du candidat Nicolas Sarkozy", écrit-il. "Contrairement à ce que prétend Robert Bourgi, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Jean-Marie Le Pen ne sont pas les seuls à avoir bénéficié des largesses du président du Gabon. Les mallettes ont continué de circuler avant et après l'élection de Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il. Le soutien officieux de l'Elysée à la candidature d'Ali Bongo, élu en 2009 malgré des accusations de fraude, s'explique selon les auteurs du livre par ce soutien financier. L'ouvrage rappelle également qu'Omar Bongo avait été le premier chef d'Etat reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy après son élection en 2007.
 
Enquête ouverte en septembre
 
"Le président défunt Omar Bongo était très généreux avec les dirigeants français. Mais cet argent ne servait pas uniquement à financer des campagnes électorales, une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il ne faut pas se faire d'illusion, il y a eu beaucoup d'enrichissement personnel", écrit Mike Jocktane. Selon lui, les remises d'argent aux visiteurs du palais présidentiel de Libreville étaient filmées par des caméras cachées. Il critique ces pratiques de remise d'argent liquide au regard de la pauvreté du Gabon. "Au lieu de s'occuper des problèmes sociaux de ce pays, Omar Bongo hier et son fils aujourd'hui achètent le soutien et l'indulgence des autorités françaises. L'argent qui pourrait servir à développer le pays est utilisé pour acheter le silence de la classe politique française. Cette situation ne peut plus durer", dit-il.

Le parquet de Paris avait ouvert en septembre une enquête préliminaire sur les accusations de Robert Bourgi mais l'a classée sans suite deux mois plus tard, en invoquant un manque de preuves et en expliquant que les faits, s'ils étaient avérés, seraient prescrits. Malgré l'opposition du parquet, une autre enquête a été autorisée par la Cour de cassation en 2010 sur le patrimoine détenu en France par plusieurs chefs d'Etats africains et leurs proches. Ont été recensés par la police notamment 39 propriétés immobilières de luxe et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches en France.

le 22 novembre 2011 à 13:49
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

11 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • jerem888, le 23/11/2011 à 22h40

    Je vois pas pourquoi ils auraient financé Chirac et Le pen et pas Sarkozy.... , il faut arrêtez 2 sec de défendre l'indéfendable les politiques sont tous les mêmes , il n'y en a pas un pour rattraper l'autre . En 2012 nous aurons à choisir comme à chaque éléction entre la peste et le choléra , parce que faut dire les choses comme elles sont , les politiques se fichent royalement du peuple ce qu'ils les intéressent avant toute chose c'est leur petite personne et oubliez surtout jamais une chose : "les promesses n'engagent que ceux qui y croient " . Merci d'avance de me publier

  • ang7el, le 23/11/2011 à 10h34

    Il faut aussi signaler que l'affaire de la Libye est aussi liée, non pas qu'au pétrole, mais aussi au fait que Khadafi avait des preuves de financement dans la campagne de Sarkosy. Etre président aujourd'hui demande des fonds, beaucoup de fonds ! Si ce n'est pas le peuple qui finance les campagnes ou les petits économies d'un ministre, mais les banques, les grands groupes d'industries et de pétro-chimie, et aussi les fonds venant de l'étranger.

  • zen1494, le 23/11/2011 à 09h16

    Si on vous disait que Mr Sarkozy est allé dévaliser une banque sur la lune, vous le croiriez. Vous ne trouvez pas bizarre cette accusation, sans aucune preuve, qui tombe maintenant et qui vient d'une personne proche d'Omar Bongo, quand on sait que la France a aidé Monsieur Outtara, à prendre le pouvoir après avoir été élu. Auriez vous la mémoire courte ? Cela sent la vengeance à plein nez !

  • morob..., le 22/11/2011 à 17h19

    Hé!! entre nous...ça vous étonnerez vous? bin pas moi!!

  • crt89, le 22/11/2011 à 16h09

    Mais l'afrique a financer tous les partis depuis des decennies ce n'est pas une question de parti c'est une question de fric

  • bernard1977, le 22/11/2011 à 15h38

    Et voilà... on cherhe et si on ne trouve pas on invente... c'est vraiment une campagne de m....

  • al38240, le 22/11/2011 à 15h37

    Parce que vous croyez à de pareilles sornettes ??? C'est étrange qu'on "dévoile" des choses actuellement ! Cela vous convient parce que ça fait le bonheur de l'anti-sarkozysme ! Le reste n'est que littérature !

  • dudu7847, le 22/11/2011 à 15h32

    Et c'est reparti,de nouveau le tour de notre président a etre attaqué!!!!!!cela ne changera rien,il est le seul a pouvoir nous sortir de cette crise et je lui donne toute ma confiance.

  • mimadr34, le 22/11/2011 à 15h18

    Mais bien sur, M. Sarkozy remonte dans les sondages alors il faut l'attaquer.

  • grinchette, le 22/11/2011 à 14h58

    Et dire qu'il y a encore des français prêts à voter pour lui...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience