© AFPDepuis une dizaine de jours, la grippe a fait irruption dans la campagne électorale. Les Etats-Unis, qui importent la majorité de leurs vaccins, sont en effet victimes d'une pénurie consécutive à la suspension de la production de 46 à 48 millions de doses par les laboratoires britanniques Chiron, après une contamination bactérielle. De longues files d'attente, principalement de personnes âgées, se forment ainsi partout dans le pays devant les centres de soins et les pharmacies.
Pour éviter les bousculades, George W. Bush avait lancé un appel au calme lors du denier débat télévisé qui l'opposait à John Kerry le 13 octobre dernier : "mon message à nos concitoyens est : si vous êtes en bonne santé, ne vous faites pas vacciner contre la grippe cette année. Aidez-nous à donner la priorité à ceux qui ont besoin de ce vaccin, les personnes âgées et les jeunes" avait lancé le président. Le candidat démocrate avait répliqué en accusant son adversaire de ne pas avoir fait le nécessaire pour garantir des stocks suffisants.
"Faites ce que je dis, pas ce que je fais"
La polémique vient donc de rebondir une nouvelle fois : Dick Cheney, victime de quatre attaques cardiaques entre 1978 et
Le staff démocrate a vite exploité la situation : "Une fois de plus, l'administration Bush démontre qu'elle est l'administration du 'faites ce que je dis, pas ce que je fais'". "La Maison Blanche demande aux Américains de garder le calme face à la situation, mais certains de ses plus hauts responsables se font vacciner" a souligné le porte-parole de John Kerry.
Des sondages toujours aussi contradictoires |
Au niveau national, selon les instituts et les jours, les résultats des enquêtes sont contradictoires, avec des scores qui oscillent entre 45% et 50 pour Bush ou Kerry.
Cette incertitude est la même Etat par Etat, notamment pour les "battleground states" où le combat final s'annonce très serré.
(photo afp-Roberto Schmidt : Dick Cheney, en meeting, le 07/10)
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