© INTERNELe président américain est élu pour 4 ans, un mandat renouvelable qu’une seule fois, en vertu de l’amendement 22 de la Constitution adoptée en 1951 suite à la présidence de Franklin D. Roosevelt.
Pour être candidat à l’élection présidentielle il faut être né citoyen américain, avoir résidé au moins 14 ans aux Etats-Unis et avoir plus de 35 ans. Si dans les textes, rien n’oblige qu'un candidat soit issu d’un des deux grands partis américains (parti républicain ou démocrate), les candidats “indépendants” se font très rares. Trois ont tenté : George Wallace en 1968, Ross Perot en 1992 et Ralph Nader en 2000. Sans succès. La raison d’une si faible participation d’indépendants est simple : l’argent. Car entrer à la Maison Blanche signifie avant tout avoir réussi à tenir un marathon épuisant, long de 18 mois, au cours duquel le candidat doit dépenser énergie et billets verts sans compter, pour tenter de mobiliser l’intérêt des Américains. Une tâche qui n’est pas mince quand on sait que près de la moitié des électeurs s’abstiennent à chaque élection. D’où l’intérêt et la force de pouvoir s’appuyer sur le réseau national d’un des deux grands partis.
Chacun des deux partis procède à la désignation de son candidat, en utilisant la méthode dite des élections primaires. Dans chaque Etat ont lieu des élections internes au parti pour départager les différents postulants. Au terme de ces primaires, les deux formations organisent une Convention nationale pour désigner officiellement celui qui défendra leurs couleurs. Une fois investi par son parti, le candidat choisit lui-même son futur vice-président. Ainsi, George W. Bush a choisi, comme il y a quatre ans, Dick Cheney, et John Kerry, John Edwards. L’élection proprement dite peut alors avoir lieu.
Un vrai-faux suffrage universel indirect
L’élection du futur président américain se fait théoriquement au suffrage universel indirect, c’est-à-dire que contrairement au système en vigueur en France, le peuple américain n’élit pas directement son président, mais des représentants qui à leur tour éliront le Président.
Ainsi, le mardi qui suit le premier lundi de novembre (ce sera donc le 2 novembre), dans chaque Etat fédéré, chaque électeur est invité à élire au suffrage universel direct (scrutin de liste) “les électeurs présidentiels”, appelés "Grands électeurs", qui se sont engagés pendant la campagne électorale à voter pour l’un des tickets (président et vice-président) concurrents. De ce fait, sauf exception, le résultat de la présidentielle est connu le soir même de l'élection. Ce qui permet de dire que si, en théorie, le scrutin américain se déroule au suffrage universel indirect, dans les faits, il s’agit bien d’un suffrage universel direct.
Ce n’est que le deuxième mercredi de décembre (donc le 8 cette année) que les “électeurs présidentiels” voteront pour élire officiellement le président et le vice-Président. Les résultats officiels ne seront proclamés, comme la Constitution le prévoit, que le 6 janvier. Le 20, le nouveau président, en l’occurrence George W. Bush ou John Kerry, prêtera le serment constitutionnel, sur la Bible et devant le Chief justice (président de la Cour Suprême des Etats-Unis ), avant d’entrer dans le temple doré de la Maison Blanche.
(photo d'archives : la Maison Blanche)
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