Kerry église floride électorat noirLe terrorisme et l'Irak restent les préoccupations dominantes de 46% des Américains, selon un sondage de l'hebdomadaire Time. Si bien qu'à une semaine du scrutin, sécurité et religion s'imbriquent dans les discours, à la recherche des indécis perdus.
Pour les républicains, dont la sécurité est le terrain favori, la tactique finale est de décrédibiliser au maximum le candidat démocrate, accusé de faiblesse, d'indécision et d'ignorance alors que George W. Bush est un "président de guerre". Leur dernier spot télévisé en fait l'illustration. Il présente la menace terroriste sous la forme d'une meute de loups prête à attaquer l'Amérique si elle fait preuve de "faiblesse".
Au Nouveau-Mexique dimanche, le président sortant a argumenté sur ce thème. S'en prenant au terroriste Al-Zarqaoui, qui a revendiqué le massacre d'une cinquantaine de recrues de l'armée irakienne, il a déclaré : "si Zarqaoui n'était pas occupé à combattre les soldats irakiens et américains en Irak, qu'est-ce que le sénateur Kerry croit qu'il ferait ? S'occuper tranquillement de ses petites affaires ? Animer une société de bonnes œuvres ?". "Nos soldats battront Zarqaoui et ses affidés en Irak, ainsi nous n'aurons pas à leur faire face chez nous", a ajouté George W. Bush. Combattre l'ennemi où il se trouve avant qu'il ne se trouve sur le sol américain, tel est l'argumentaire préféré du président sortant, qui ajoute à son discours de fréquentes allusions à la religion en présentant la lutte contre le terrorisme comme celle opposant le Bien et le Mal.
La religion, la contre-attaque de John Kerry
De son côté, John Kerry affiche les mêmes armes et contre-attaque. Dimanche, le sénateur du Massachusetts a tenu un discours pétri de foi et de morale, en ayant recours à de nombreuses citations de la Bible. Pour lui, "Ce que ces gens (les républicains) veulent, c'est vous effrayer, tout ce qu'ils essaient de faire c'est de terrifier l'Amérique". Mais, a-t-il martelé, "les évangiles nous disent, que votre coeur ne se trouble et ne s'alarme point", citant l'Evangile selon saint Jean.
Pour le camp démocrate, le locataire de la Maison Blanche cultive la peur dans une Amérique traumatisée depuis le "11 Septembre". Et tous les moyens sont bons pour le démontrer. Une petite phrase de George W. Bush, interrogé sur la chaîne de télévision Fox sur le fait de savoir si l'Amérique vivrait toujours sous la menace terroriste, alimente les critiques à son égard. Il avait répondu "vous savez, ça dépend". Du pain béni pour ses adversaires qui ont alors enfoncé le clou : "John Kerry ne pense pas que 'ça dépend', il sait qu'on peut et qu'on doit garder l'Amérique en sécurité. Nous le ferons", a déclaré un conseiller du sénateur, ajoutant que John Kerry "livrera une guerre contre le terrorisme plus efficace".
(Photo : John Kerry en Floride ce week-end. LCI)
Des experts contestent les chiffres de George W. Bush |
Peut-être un nouvel atout dans le jeu démocrate ? Des experts du renseignement américain ont contesté les chiffres avancés par George W. Bush se félicitant que son administration ait arrêté ou tué "les trois-quarts des dirigeants d'Al-Qaïda". Pour certains responsables de la lutte anti-terrorisme, l'organisation aurait d'ores et déjà remplacé les chefs manquants.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




