George W. Bush le 7 septembre 2006 © TF1-LCIGeorge Bush a défendu samedi un projet visant à autoriser des interrogatoires "musclés" de terroristes présumés, qu'il juge nécessaire pour la sécurité des Américains. Au moment où le Congrès étudie des mesures concernant les modalités d'interrogatoire et de jugement des étrangers soupçonnés de terrorisme, Bush propose "un ensemble de procédures de substitution" pour les interrogatoires menés par la CIA. Le projet présenté au Congrès permettrait aussi de juger les terroristes présumés devant des tribunaux militaires, tout en restreignant leurs droits, par exemple l'accès aux preuves retenues contre eux.
"Dès que le Congrès aura autorisé les commissions (tribunaux) militaires que j'ai proposées, les hommes dont nos agences de renseignement pensent qu'ils ont aidé à orchestrer la mort de 3000 Américains le 11 septembre 2001 pourront être jugés", a déclaré George Bush. Il faisait référence à certains des 14 prisonniers de "haute valeur" qui viennent d'être sortis des prisons secrètes de la CIA pour être transférés à Guantanamo en vue d'un procès. Certains auraient participé aux attentats du 11-Septembre et parmi eux figure le cerveau présumé des attaques, Khalid Cheikh Mohammed.
Projets "vitaux"
Le projet gouvernemental de George Bush a rencontré une opposition inattendue mais résolue de la part de sénateurs de la majorité républicaine, inquiets de l'image internationale des Etats-Unis et du traitement réservé en retour aux prisonniers américains capturés par des puissances étrangères.
Un groupe de républicains influents, dont le sénateur de l'Arizona John McCain, estiment qu'elle affaiblirait les droits découlant des conventions de Genève, qui interdisent que des traitements inhumains soient infligés à des prisonniers. McCain est un ancien prisonnier de guerre.
Le président américain a décrit ses ces deux projets comme "vitaux" pour la protection des Américains. George Bush assure que les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture. Mais il refuse de dire à quelles méthodes ils ont recouru pour faire parler leurs prisonniers. Le Sénat et la Chambre des représentants devraient se prononcer par vote la semaine prochaine.
D'après AFP
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