Le drapeau du Brésil © TF1/LCI Coup de surprise dans les derniers sondages réalisés à la veille de la présidentielle brésilienne de ce dimanche. L'avance du président Luiz Inacio Lula da Silva s'est réduite. Pour la première fois, il pourrait être contraint de disputer un deuxième tour. Le président Lula obtiendrait 49% des suffrages exprimés, selon un sondage de l'institut Ibope, et 50% selon une enquête Datafolha, deux enquêtes présentées samedi soir sur TV Globo. Son principal adversaire le social-démocrate Geraldo Alckmin obtiendrait 37% selon Ibope et 38% selon Datafolha. En cas de second tour, Lula l'emporterait avec 49% des voix contre 44% à Alckmin, selon ce même institut.
Depuis le début du mois de septembre après l'apparition d'une nouvelle affaire dans laquelle sont impliqués des membres du Parti des Travailleurs au pouvoir et des proches de Lula, l'écart entre les deux principaux candidats ne fait que se resserer. Lula bénéficie toutefois d'une forte popularité notamment auprès des plus démunis grâce aux succès remportés dans la lutte contre l'inflation et par les programmes de lutte contre la pauvreté.
Destitution du président?
Depuis l'éclatement du scandale du dossier anti-opposition, le 15 septembre, Lula s'est employé à former un cordon sanitaire entre lui et les membres de son entourage impliqués dans un nouveau scandale. A quinze jours des élections, deux personnes liées au PT avaient été arrêtées en possession de 800.000 dollars destinés à l'achat d'un dossier prétendument compromettant pour deux responsables du PSDB, dont Geraldo Alckmin. La justice brésilienne a émis mardi soir un mandat d'arrêt contre six personnes liées au PT, dont un conseiller personnel de Lula et des membres de l'équipe de la campagne.
De plus, l'opposition a demandé à la justice électorale l'ouverture d'une enquête pour "abus de pouvoir" qui pourrait conduire sur le plan légal à une destitution du président par la Cour suprême. L'une figure historique du PT, Tarso Genro, a mis en garde sur les conséquences d'une annulation de la candidature de Lula, demandée par l'opposition. Cela constituerait selon lui un "coup d'Etat légal" et "déclencherait une radicalisation sociale et politique extrême", a-t-il averti dans un éditorial publié jeudi dans le quotidien O Globo.
D'après agence
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