La base de Guantanamo © TF1/LCIAmnesty affirme dans un rapport publié vendredi que plusieurs centaines de suspects arrêtés au Pakistan dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" ont disparu après avoir été mis en détention. Nombre d'entre eux sont torturés, y compris des enfants, et vendus aux autorités américaines par des chasseurs de primes jusqu'à 5.000 dollars (3.939 euros).De plus, Amnesty estime ainsi que la majorité des prisonniers de Guantanamo ont été vendus aux autorités américaines.
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Dans son rapport annuel, l'ONG souligne que 2011 a montré que les peuples n'avaient plus peur de s'opposer à leurs dirigeants. Pour éviter que les armes soient encore utilisées comme instrument de répression, elle appelle à l'adoption d'un "traité fort" sur leur commerce en juillet à l'Onu.
Publié le 24/05/2012
Tout en précisant ignorer le nombre exact des personnes arrêtées, le rapport l'estime à "des centaines" et avance que des Américains sont impliqués dans certaines arrestations. Le rapport souligne aussi que les suspects sont fréquemment transférés illégalement vers les bases américaines de Guantanamo sur l'île de Cuba et de Bagram en Afghanistan, ainsi que vers d'autres destinations secrètes dans le monde.
Détenus sans preuve
L'organisation demande au président pakistanais, Pervez Musharraf, qui a rencontré jeudi le Premier ministre britannique Tony Blair dans sa résidence de campagne près de Londres, de révéler ce qu'il est advenu des "disparus" et de mettre un terme à ces "détentions arbitraires". Elle réclame également la publication de la liste des centres de détention au Pakistan ainsi que des noms des personnes détenues pour des crimes liés à des activités terroristes.
"La pratique habituelle d'offrir des récompenses importantes pour des personnes suspectées de terrorisme non identifiées a facilité des arrestations arbitraires, des détentions et entraîné des disparitions", pointe le rapport. Il précise que les personnes arrêtées sont détenues sans preuves suffisantes. Beaucoup sont retenues sur la base d'allégations émanant de personnes qui ont retiré un gain financier de leur arrestation. La chasse au prime a pris le pas sur la recherche de la vérité dans la lutte contre le terrorisme.
D'après agence
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