© AFP/J.Thomet"Il me semble qu'un chemin commence probablement à s'ouvrir pour s'entendre sur les conditions d'un accord humanitaire" : le gouvernement a déclaré dimanche voir d'"un bon oeil" les paroles "intéressantes" des rebelles. La guérilla marxiste a en effet souhaité dimanche qu'un échange humanitaire entre les 58 otages qu'elle détient, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, et les 500 guérilleros emprisonnés, intervienne "au plus tôt". D'autant que, selon le numéro 2 des FARC, "beaucoup de temps a été perdu".
Il s'agissait de la première déclaration officielle des FARC depuis le geste du président colombien. Jeudi, Alvaro Uribe a en effet accepté de démilitariser Florida et Pradera, deux municipalités du sud-ouest du pays, à la demande des rebelles qui voulaient ainsi récupérer un couloir d'approvisionnement stratégique. Le numéro 2 de la guérilla d'environ 17.000 combattants a réclamé un "décret" officialisant ce retrait et affirmé que les rebelles effectueront une "vérification" de la zone avant les négociations.
La France, la Suisse et l'Espagne avaient déjà proposé le 13 décembre la création d'une zone démilitarisée sous contrôle international pour négocier l'échange humanitaire, une initiative acceptée par Uribe mais jusque là repoussée par les FARC, estimant trop petite la zone démilitarisée de 180 km2. La mère d'Ingrid Betancourt, 44 ans, ex-candidate à l'élection présidentielle enlevée le 23 février 2002, s'est réjouie de la position des FARC, estimant que la déclaration du chef des rebelles "nous ouvre un chemin".
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