Schröder critique la passion religieuse de Bush

le 24 octobre 2006 à 16h38 , mis à jour le 25 octobre 2006 à 15h12

Dans ses Mémoires, l'ancien Chancelier allemand exprime ses réserves sur le lien trop étroit qui unit le président américain à la religion dans ses décisions.

TF1/LCI La couverture du livre de Mémoires de Gerhard Schröder.La couverture du livre de Mémoires de Gerhard Schröder. © Hoffmann und Campe

"Je peux très bien comprendre qu'on soit très croyant (...). Mais cela devient pour moi problématique lorsque l'on a l'impression que des décisions politiques sont la conséquence d'un échange avec Dieu", écrit Gerhard Schröder à propos de George W. Bush.

Un an après son départ de la scène politique allemande, l'ancien Chancelier, qui publie ce jeudi ses Mémoires, juge que George W. Bush se laisse parfois trop guider par sa ferveur religieuse. Dans "Décisions - Ma vie en politique", il raconte une visite du président américain à Berlin en mai 2002, et écrit : "Dans nos conversations privées, sa "crainte de Dieu" ressortait en permanence."

Crainte pour les relations germano-russes

Ce fervent opposant à la guerre en Irak affirme toutefois sa "sympathie personnelle" pour le Président américain. L'ancien Chancelier se livre par contre à un éloge en règle du président russe Vladimir Poutine, dont il vante la "vive intelligence", la "forme physique hors du commun" et la "réelle convivialité."

"Cet homme a l'un des plus difficiles métiers au monde", écrit Gerhard Schröder, désormais employé du puissant groupe gazier russe Gazprom. Cette reconversion a fait l'objet d'une vive polémique en Allemagne. "Je crains que les relations germano-russes ne retombent dans l'idéologie et que les préjugés anti-russes nés du passé soviétique ne renaissent", indique celui qui est le père adoptif de deux enfants russes. Vladimir Poutine a récemment effectué une visite officielle en Allemagne dans un climat particulièrement tendu, suite à l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa.

Vives critiques contre Merkel

En matière de politique intérieure, les sévères critiques de Gerhard Schröder envers l'actuelle Chancelière Angela Merkel, et contre les syndicats qu'il rend responsables en partie de sa défaite électorale il y a près d'un an, font déjà beaucoup de vagues. Face à l'impatience du public, conséquence d'un intense battage médiatique, l'éditeur a ainsi relevé à 160.000 exemplaires le tirage initial, prévu à 120.000 à l'origine. Certaines librairies ont d'ailleurs vendu le livre dès mercredi, devançant ainsi d'une journée la date fixée.

Selon des informations de presse non confirmées, Hoffmann und Campe aurait versé un acompte de 1 million d'euros.

(D'après agence)

le 24 octobre 2006 à 16:38
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3 Commentaires

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  • Regis, le 27/10/2006 à 14h18

    Darrieu si les droits de l'homme ne t'interessent pas, vas vivre en russie, tu seras servi! ici on est en france... n'importe quoi......

  • Darrieu, le 26/10/2006 à 21h55

    Il a raison su POutine.cet homme est un rempart de l'occident face au fashistes verts , il faut le soutenir. Le droit de l'homisme ne permet pas de lutter face à la barbarie , n'en déplaise au doux rêveurs .

  • Regis, le 26/10/2006 à 15h33

    D'accord avec lui pour bush, mais quelle demagogie en ce qui concerne poutine.....

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