Tee-shirt de soutien à Ingrid Betancourt, enlevée par les FARC en février 2002 © TF1-LCIGeste après geste, la Colombie se dirige vers des discussions pour la libération des otages des FARC (contre le prisonniers rebelles), voire un accord de paix durable. Le président colombien, Alvaro Uribe a mandaté lundi le haut commissaire pour la paix en Colombie, Luis Carlos Restrepo, pour négocier avec la guérilla marxiste.
Ce feu vert pour trouver un accord sur la zone à démilitariser fait suite à la proposition dimanche des Forces armées révolutionnaires de Colombie d'un cessez-le-feu sous conditions. Cette déclaration répondait elle-même à un geste du président : jeudi, Alvaro Uribe a accepté de démilitariser Florida et Pradera, deux municipalités du Sud-Ouest du pays, à la demande des rebelles qui voulaient ainsi récupérer un couloir d'approvisionnement stratégique. Le numéro 2 des rebelles (environ 17.000 combattants) a réclamé un "décret" officialisant ce retrait et affirmé que les rebelles effectueront une "vérification" de la zone avant les négociations.
Si un accord est trouvé sur cette zone de démilitarisation, des négociations pourraient s'y ouvrir sur ce que réclament les FARC : un échange entre les 58 otages qu'ils retiennent, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt enlevée en février 2002, et les 500 guérilleros emprisonnés par les autorités colombiennes. Cette "zone de rencontre devra être efficace pour l'accord humanitaire (d'échange) et un processus de paix. Avec des garanties de bonne foi qui devront inclure un arrêt des hostilités, des délais et les conditions que proposent les trois pays européens" (France, Espagne et Suisse), précise Bogota.
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