George Bush reçoit la démocrate Nancy Pelosi, deux jours après la défaite de son Parti aux élections de mi-mandat, le 9 novembre 2006 © TF1-LCIAprès deux jours de suspense, le Sénat est passé aux mains des démocrates. Ils contrôlent donc désormais les deux Chambres du Congrès, et ce avec toutes les présidences des commissions à la clé. L'incertitude a été levée ce jeudi soir par le sénateur républicain sortant de l'Etat de Virginie qui a reconnu sa défaite. George Allen contestait jusque là la victoire de son adversaire démocrate, Jim Webb, dont l'avance reste ténue. Il le devance en effet de quelque 7 ou 8000 voix sur plus de 2,3 millions de suffrages. "Un recompatge coûterait trop aux contribuables et durerait jusqu'à Noël, je préfère ne pas provoquer plus de rancoeur", a affirmé George Allen.
Le Parti démocrate, allié à deux sénateurs indépendants pro-démocrates, disposera en définitive de 51 sièges de sénateurs sur 100. Ce n'est plus une défaite pour George W. Bush, mais une raclée pour ces élections législatives de "mi-mandat". Pourtant, pour obtenir la majorité au Sénat, les démocrates avaient besoin d'enlever au moins six sièges sur les 33 remis en jeu, sans en perdre un seul. Peu d'analystes jugeaient cette performance possible. Outre la Virginie, ils ont pris le Montana, le Missouri, l'Ohio, la Pennsylvanie et le Rhode Island. Dans le Montana et surtout en Virginie, la victoire a été obtenue à l'arraché à quelques milliers de voix près.
Bush reçoit sa rivale
George Bush l'avait annoncé la veille, lors de son discours où il a affirmé vouloir travailler avec les démocrates en bonne entente. Il a reçu jeudi à déjeuner la nouvelle présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, l'une de ses adversaires les plus virulentes. Ils ont reconnu qu'ils ne seraient "pas d'accord sur tout". Mais "nous avons tous deux tendu la main de l'amitié, du partenariat", a dit la démocrate, tandis que le président américain a insisté sur la "responsabilité" qui incombait à présent aux démocrates. La grande question sera cependant de savoir jusqu'où les deux parties sont prêtes à aller dans la recherche du consensus.
Dès mercredi, George W Bush a dit qu'il assumait une "large part de responsabilité" pour la "raclée" essuyée. Il a annoncé le départ de son secrétaire à la Défense contesté Donald Rumsfeld (lire notre article). Selon des analystes, la sévère défaite républicaine est largement due à l'impopularité de la guerre en Irak.
(D'après agence)
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