Ils ont fêté la mort de Pinochet

le 11 décembre 2006 à 07h28 , mis à jour le 11 décembre 2006 à 14h16

De violents incidents ont éclaté à Santiago et dans plusieurs quartiers alentours entre les manifestants et la police faisant au moins 43 blessés au sein des forces de l'ordre.

Violentes manifestations après l'annonce de la mort de PinochetViolentes manifestations après l'annonce de la mort de Pinochet © TF1/LCI

Après l'annonce de la mort de l'ancien dictateur Augusto Pinochet, des milliers de chiliens sont descendus dans la rue dimanche soir pour laisser éclater leur joie. La police a dû intervenir après avoir constaté la présence d'hommes masqués cherchant à s'infiltrer dans le cortège composé de quelque 5.000 manifestants, qui jusqu'alors défilaient dans le calme, a précisé le sous-secrétaire du ministère de l'Intérieur, Felipe Harboe.

43 personnes ont été blessées au sein des forces de l'ordre et 99 manifestants arrêté, a indiqué lundi la police. Les incidents ont éclaté environ quatre heures après l'annonce dimanche de la mort d'Augusto Pinochet, lorsque la police a voulu arrêter une colonne de plus d'un millier de manifestants qui avançaient sur l'avenue Alameda, à proximité du palais présidentiel de la Moneda, dans le centre de Santiago.

Barricades, jet de pierres...

Les manifestants s'étaient regroupés pour célébrer la mort de l'ancien dictateur, admis une semaine plus tôt à l'hôpital militaire de la capitale chilienne après un infarctus du myocarde et un oedème pulmonaire. La police a utilisé des canons à eau et des grenades lacrymogène pour repousser les manifestants, qui répondaient avec des jets de pierres et de bouteilles. Certains ont également arraché des feux de signalisation et élevé des barricades. D'autres ont incendié des poubelles et brisé des éclairages publics et les vitrines d'un hôtel. L'avenue Alameda a été coupée à la circulation dans les deux sens.

Au total, les opposants de l'ancien dictateur ont manifesté dans une dizaine de villes à travers le pays. De leur côté, près de 4.000 partisans de l'ancien dictateur réunis près de l'Ecole militaire attendaient l'arrivée de la dépouille mortelle, qui a été transportée depuis l'hôpital. Une chapelle ardente a été dressée lundi matin dans cette école, avant les obsèques prévus mardi.

Les actions judiciaires doivent se poursuivrent

Le juge d'instruction espagnol Baltasar Garzon, qui provoqua l'arrestation d'Augusto Pinochet à Londres en 1998, a estimé lundi que les actions judiciaires entamées contre l'ex-dictateur chilien "doivent se poursuivre". Ces actions en cours, notamment en Espagne et au Chili, doivent continuer parce qu'il s'agit d'obtenir "réparation" pour des victimes "qui ne furent pas seulement celles de Pinochet, mais aussi d'autres personnes militaires et non militaires", a-t-il déclaré à la radio espagnole Cadena Ser. Plusieurs actions judiciaires sont en cours contre Pinochet et sa famille. Le juge Garzon avait obtenu en octobre de la justice chilienne l'autorisation d'interroger Pinochet et son épouse dans l'affaire des fonds secrets détenus à l'étranger.

(D'après agence)

le 11 décembre 2006 à 07:28
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience