La Française Nathalie Gettliffe, emprisonnée au Canada et accusée d'enlèvement d'enfant © TF1/LCI16 mois de prison et trois ans de mise à l'épreuve. La juge de Colombie-Britannique, Marvyn Koenigsberg, a crédité la Française de dix mois pour le temps qu'elle a déjà passé en prison. La jeune femme doit donc encore passer six mois derrière les barreaux pour l'enlèvement des deux enfants nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Enceinte de son quatrième enfant lors de son arrestation, Nathalie Gettliffe avait plaidé coupable début novembre après que la justice canadienne avait refusé à deux reprises de la remettre en liberté sous caution.
La jeune femme avait fui pour la France avec ses deux aînés, aujourd'hui âgés de 11 et 12 ans, alors que plus rien n'allait entre elle et son ex-mari, dont elle s'était séparée en 2000, en raison notamment de son appartenance à une Eglise controversée, décrite en France comme une secte.
Des excuses et des larmes à l'audience
Nathalie Gettliffe avait été arrêtée en avril à Vancouver pour avoir quitté le Canada en 2001 avec ses deux enfants, contrevenant à une décision de justice, un délit passible de 10 ans de prison. Qualifiant cette affaire de "vraiment horrible", la juge a déclaré que l'élément "le plus important" dont elle tiendrait compte dans sa décision est que Nathalie Gettliffe n'a pas semblé avoir mesuré les conséquences pour les enfants de sa décision de les priver de leur père en les emmenant en France. "Le plus grand mal subi par les enfants, ce n'est pas les cinq ans qu'ils ont passés en France. C'est qu'ils haïssent leur père", a-t-elle dit.
Au tribunal, Nathalie Gettliffe a présenté en larmes ses excuses à ses enfants et son ex-mari, dit qu'elle assumait "pleinement la responsabilité" de ses actes et exprimé le souhait de "pouvoir quitter aussi rapidement que possible" la prison "afin de reprendre ma relation avec mes enfants et travailler avec leur père". Le ministère public a accusé pour sa part la Française de "s'être comportée" depuis le début "comme la victime" dans cette affaire, alors que "les vraies victimes" sont plutôt ses deux enfants et son ex-mari, contre lequel elle n'a cessé de proférer des "mensonges" pour justifier ses actes.
D'après agence
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