Des secours évacuent des victimes d'un tueur fou le campus de l'université de Virginia Tech, le 16 avril 2007 © TF1-LCIDeux jours après le massacre de Virginia Tech qui a coûté la vie à 32 personnes, la presse américaine révèle que la police a peut-être suivi une première fausse piste, ce qui pourrait expliquer le délai de plus de deux heures qui a permis à un étudiant sud-coréen de continuer son massacre.
Cherchant à recomposer l'itinéraire de Cho Seung-Hui, 23 ans, lundi, les enquêteurs ont dit avoir peut être initialement été à la poursuite d'un jeune homme qui n'était pas le bon, selon le New York Times. Pendant les deux heures qui se sont écoulées entre les premiers tirs, au cours desquels une étudiante et un étudiant ont été tués, les policiers se sont lancés à la poursuite du petit ami de la première étudiante tuée, écrit le New York Times, citant la police.
Bloque les portes avec des chaînes
La collègue de chambre de cette première victime "a dit à la police que (Karl D.) Thornhill (son petit ami), qui étudie à la Radford University voisine, avait des fusils dans sa maison en ville", précise le journal, citant une déclaration sous serment. "Cette collègue de chambre a indiqué à la police qu'elle avait récemment participé à une séance de tirs avec Karl Thornhill", selon la même source, poussant la police à croire qu'il pouvait être le tireur. "Mais alors qu'ils interrogeaient M. Thornhill, des informations leur sont parvenues sur un massacre à grande échelle à Norris Hall (un batiment du campus)", selon le Times.
Ce délai a amplement permis à Cho de retourner dans sa chambre prendre des armes et d'autres munitions et d'aller dans le bâtiment de Norris Hall. Là il a bloqué les portes avec des chaînes de l'intérieur avant de faire feu dans des salles de classe sur une trentaine d'étudiants puis de se retourner l'arme contre lui.
(D'après agence)
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