George W.Bush lors d'une allocution télévisée © TF1/LCIPour Georges Bush, "proposer un calendrier pour un retrait" revient à "proposer une date pour un échec." Quatre ans jour pour jour après l'annonce de la fin des "principales opérations de combat" en Irak, le président américain a utilisé son droit de veto mardi soir, pour bloquer une loi qui prévoit le retrait des troupes américaines de l'Irak à partir du premier octobre. "Des membres de la Chambre des représentants et du Sénat ont adopté un projet de loi qui fait prévaloir les opinions des politiciens sur le jugement de nos commandants militaires. Aussi, il y a quelques minutes, j'ai opposé mon veto" à ce projet de loi, a dit M. Bush lors d'une brève intervention.
Réagissant aussitôt à la décision de Bush, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi s'est montrée pessimiste sur les chances de trouver un compromis avec le président afin d'adopter une nouvelle loi permettant de débloquer la centaine de milliards réclamée par le Pentagone :"Le président veut un chèque en blanc, le Congrès ne va pas le lui donner", a-t-elle renchéri. Le texte voté par la majorité, visait à débloquer plus de 124 milliards de dollars, principalement pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, sous condition d'un début de retrait à partir d'octobre.
Mission accomplie
Le Président américain a invité l'état-major du Congrès à la Maison Blanche mercredi. Il déclare vouloir "travailler avec des élus pour arriver à un projet de loi qui ne pose pas de calendrier artificiel, qui ne s'immisce pas dans la gestion de la guerre, et qui donne l'argent (qu'il leur faut) aux militaires".
Il y quatre ans, le président américain était apparu sur le pont d'un porte-avions orné d'une banderole proclamant "Mission accomplie". Le bilan des militaires américains morts dans cette guerre a dépassé depuis le cap des 3300.
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