Ingrid Betancourt © TF1/LCILes Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont proposé jeudi une sorte de marché à Nicolas Sarkozy : ils lui demandent d'intervenir en faveur de la création d'une zone démilitarisée des municipalités de Florida et de Pradera (sud-ouest) pour négocier un échange de prisonniers, notamment d'Ingrid Betancourt.
Qualifiant le président colombien Alvaro Uribe d'"ennemi acharné de l'échange" humanitaire, le numéro deux des Farc estime que les bons offices de Nicolas Sarkozy "seront déterminants pour obtenir le retour chez elle d'Ingrid et d'autres prisonniers" susceptibles d'être échangés. Le numéro deux des Farc a également souligné "la volonté totale" des rebelles de rencontrer les émissaires des gouvernements français, suisse et espagnol. Ces "rencontres auront lieu" quand les conditions seront "favorables", a-t-il ajouté.
"Pas de petits jeux avec ces bandits des Farc"
En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et à Florida, dans une zone démilitarisée de 480 kilomètres carrés à créer, en vue d'un échange humanitaire d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables posées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'ici. Le 18 mai, le président colombien s'est fermement prononcé en faveur d'une option militaire pour libérer les otages. "Ici, il n'y aura pas de petits jeux avec ces bandits des Farc, ici, il n'y a pas de zone démilitarisée", a-t-il dit.
Les Farc, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 56 otages qu'elles détiennent, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
D'après agence
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