© AFP/Ch.SimonLibéré au début du mois pour servir d'intermédiaire pour libération des otages des FARC, dont Ingrid Bétancourt, Rodrigo Granda a affirmé samedi que la franco-colombienne était toujours en vie. "Elle n'est pas morte", a-t-il déclaré à Bogota, en Colombie, alors qu'il annonçait son départ pour Cuba, où il "poursuivra sa mission de médiateur pour la paix au service des FARC".
"Le commandant Raul Reyes (numéro deux des FARC) a dit qu'elle était en bonne santé physiquement et intellectuellement et qu'il n'a pas été possible d'envoyer des preuves de vie à cause des opérations terrestres et aériennes", a-t-il ajouté. "Dans les campements, dans les montagnes, pour envoyer une carte, une photo, une vidéo, il faut marcher des centaines de kilomètres et passer les barrages de l'armée", a-t-il poursuivi. Fabrice Delloye, l'ancien mari d'Ingrid Betancourt, avait estimé jeudi que si des "preuves de vie" de la jeune femme n'étaient pas "rapidement" apportées par les FARC, ses proches seraient "réduits à penser" qu'elle est morte.
Rodrigo Granda, qui purgeait une peine de prison, a été remis en liberté le 4 juin par le président colombien Alvaro Uribe à la demande du président français Nicolas Sarkozy, dans le but d'aider à la libération d'otages retenus par les FARC. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxiste), première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération par le gouvernement colombien de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.
D'après agence
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