© AFP/Ch.SimonPas de négociation, sans condition. A peine libéré par le gouvernement colombien, Rodrigo Granda, un des chefs des Farc, a annoncé que le président Alvaro Uribe devrait accepter un retrait des troupes actuellement présentes dans la vallée du Cauca. C'est une exigence de longue date de la guérilla marxiste. "L'impératif du moment, c'est un échange humanitaire mais ce ne sera possible qu'avec la démilitarisation de Florida et de Pradera", a-t-il dit dans un enregistrement diffusé du siège de la Conférence épiscopale catholique à Bogota, où il se trouve depuis sa libération, lundi.
Alors que le gouvernement colombien lui a donné mardi la qualité de "représentant" des Forces armées révolutionnaires de Colombie "pour effectuer des démarches de paix", le chef guérillero a estimé qu'il revenait à la direction des Farc de se prononcer sur son rôle de médiateur pour un échange humanitaire, échange qui pourrait aboutir à la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002. Les guérilleros réclament la libération par le gouvernement colombien de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains.
Libéré lundi à la demande de Nicolas Sarkozy, Rodrigo Granda a également tenu à remercier le président français. "Il a certainement eu présent à l'esprit que ni Granda ni les Farc, nous ne sommes des terroristes, des narcotrafiquants ou des délinquants de droit commun", a-t-il estimé dans le même enregistrement. Le chef guérillero a toutefois estimé que l'intervention de Nicolas Sarkozy avait été utilisée par le président colombien et d'autres fonctionnaires du gouvernement "qui y ont vu l'opportunité qu'ils recherchaient pour tenter de diviser les Farc".
(D'après agence)
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