© INTERNE"C'est le gouvernement français qui a plaidé en faveur de la libération de Rodrigo Granda afin de détendre un peu l'ambiance et que l'on puisse parvenir à un accord humanitaire". Voilà ce que déclarait la mère d'Ingrid Bétancourt, quelques heures après la libération du "ministre des Affaires étrangères "des Farc.
Mardi matin, autre son de cloche : Raul Reyes, le numéro deux des FARC, affirme dans une interview avec un journaliste colombien, que Nicolas Sarkozy n'a jamais conclu d'accord avec la guérilla pour obtenir du président Alvaro Uribe la libération du chef guérillero Rodrigo Granda. "Rien n'a été convenu entre le gouvernement français et nous (ndlr: les FARC) pour la libération de Granda", a-t-il déclaré.
Otage de l'Etat colombien
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération par le gouvernement colombien de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains. "Ceux qui ont été sortis de prison sans signer de compromis avec le gouvernement, ont acquis le droit de retrouver la liberté (....) et ces guérilleros s'expliqueront de leur attitude devant leur hiérarchie", a estimé Raul Reyes. "Le camarade Rodrigo Granda n'a jamais accepté aucune des exigences du gouvernement", a-t-il ajouté.
De son coté, le gouvernement colombien annonçait dans un décret publié le 6 juin avoir confié une mission de paix à Rodrigo Granda. Au lendemain de sa libération, Granda assurait publiquement qu'il n'avait "pas trahi la dignité des FARC" et qu'il se considérait comme un "otage de l'Etat" colombien.
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