© AFPPas de bilan officiel et un début de polémique sur les circonstances du crash aérien de Sao Paulo. Quelques heures après l'atterrissage raté d'un Airbus A320 de la compagnie TAM sur l'aéroport brésilien qui a fait au moins 186 morts, la télévision brésilienne Globo affirme que l'un des inverseurs de poussée de l'appareil était désactivé et implique "de facto" le constructeur. L'inverseur de poussée est un dispositif permettant de freiner l'avion lors de l'atterrissage en orientant vers l'avant la poussée exercée par un moteur. Mais si cette hypothèse est privilégiée, les autorités soulignent "qu'aucune piste n'est écartée".
"Nous nous en remettons à l'enquête des autorités brésiliennes, épaulée par le Bureau enquêtes et analyses" (BEA), a déclaré une porte-parole d'Airbus. Jeudi, la compagnie TAM a de son côté affirmé que l'avion volait avec l'inverseur de poussée droit débranché. Quatre enquêteurs européens et cinq experts d'Airbus ont été envoyés à Sao Paulo pour participer à l'enquête.
Plus de bilan avant la fin de l'identification des corps
Les autorités brésiliennes ont par ailleurs annoncé jeudi soir qu'elles ne donneraient plus d'informations sur le nombre de victimes retirées des décombres tant que les corps ne seraient pas identifiés. Selon un porte-parole du Secrétariat à la sécurité publique de Sao Paulo, ce travail d'identification peut prendre 30 jours. Car on ignore combien de personnes se trouvaient dans le bâtiment de Tam Express percuté par l'avion juste à côté de l'aéroport de Congonhas au coeur de Sao Paulo. Le bilan final du nombre de victimes pourrait ainsi s'établir autour de 200 morts.
Jeudi, le dirigeant cubain Fidel Castro a exprimé sa "profonde douleur" pour l'accident. "Je désire exprimer au peuple brésilien ma profonde douleur à la suite du tragique accident qui a causé la mort d'environ 200 personnes", a déclaré le message reproduit par la presse cubaine.
D'après agence.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




