© AFP PHOTO/Mauricio LIMA 
> Les images de la catastrophe
> Un riverain témoigne
Deux Français se trouvaient à bord de l'Airbus A320 de la compagnie brésilienne TAM qui s'est écrasé mardi soir près de l'aéroport de Sao Paulo, a annoncé mercredi le ministère français des Affaires étrangères. En outre, un troisième français, qui se trouvait sur les lieux de l'accident, est porté disparu. Si le bilan était confirmé, il s'agirait du plus grave accident de l'histoire aérienne du Brésil. 186 personnes se trouvaient à bord. "Il n'y a pas de traces de survivants", a indiqué mercredi le président de la compagnie aérienne brésilienne TAM.
L'avion a quitté la piste en atterrissant à l'aéroport de Congonhas à Sao Paulo, et a pris feu en heurtant un entrepôt de la compagnie situé à proximité. Le gouverneur de l'Etat de Sao Paulo, José Serra, a confirmé qu'il serait sans doute impossible de retrouver des survivants. Selon les pompiers, la température aurait atteint les 1.000 degrés dans l'avion en flammes, ce qui pourrait rendre difficile l'identification des corps.
L'appareil a glissé sur la piste détrempée par la pluie, il est passé au-dessus d'une avenue fréquentée située en contrebas et a terminé sa course dans une station service et un hangar dans lequel des personnes étaient en train de travailler. "L'avion est arrivé en tournoyant et il est passé au-dessus de nos têtes au niveau des feux tricolores. On entendait le bruit des moteurs de plus en plus fort et on voyait l'avion grossir devant nous. Quand il a touché le sol, il a explosé et projeté des pièces partout", a déclaré un témoin, qui se trouvait dans sa voiture à la station service au moment de la catastrophe. 181 corps ont pu être sortis des débris de l'appareil, tandis que trois autres sont mortes à l'hôpital. Des responsables des équipes de secours ont estimé que 200 personnes au total pourraient avoir trouvé la mort dans cette tragédie.
L'aéroport a rouvert partiellement
Pas moins de 31 camions de pompiers ont combattu l'incendie. Les avenues voisines de l'aéroport ont été fermées à la circulation, tandis que des ambulances étaient massées aux abords. Un immense nuage de fumée et des flammes s'est dégagé du lieu de l'accident plus d'une heure après l'accident. "Beaucoup de personnes ont sauté par les fenêtres de l'édifice touché. Ca a été terrible", a affirmé le docteur Douglas Ferrari, un médecin qui a aidé les pompiers à porter les premiers secours aux victimes. "J'ai vu une vingtaine de corps carbonisés aux alentours de l'avion et un couple mort à l'intérieur d'une voiture, mais je n'ai pas vu d'enfant parmi les victimes", a-t-il ajouté. Sur place, les familles victimes denonçaient le manque d'information sur le crash.
La compagnie TAM a précisé que ses techniciens étaient sur place et qu'elle avait activé un programme d'assistance aux victimes et aux familles. Elle a également mis à disposition du public un numéro d'appel gratuit. L'aéroport a été fermé après l'accident et les vols ont été déroutés sur l'aéroport international de Guarulhos situé à la périphérie de Sao Paulo. Quelques heures après le drame, "l'aéroport de Congonhas a repris ses opérations, mais seulement sur la piste auxiliaire, la principale étant maintenue fermée", a indiqué le service de presse d'Infraero.
Deuil de trois jours
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a exprimé sa "consternation" et décrété un deuil de trois jours et a demandé au commandant de l'armée de l'air, Junito Saito, de se rendre sur les lieux. "Toutes les enquêtes nécessaires seront menées pour éclaircir les causes de cette terrible tragédie", a assuré le président.
La presse et les spécialistes commençaient à s'interroger sur la sécurité de l'aéroport, réservé aux vols intérieurs, mais qui connaît le plus intense trafic aérien d'Amérique latine avec une moyenne de 630 atterrissages et décollages quotidiens. En début de semaine déjà, un avion de la compagnie Pantanal avec 21 passagers à bord, avait dérapé sur la même piste avant de s'arrêter sur le gazon, avec deux pneus éclatés. Le ministère brésilien de la Justice a ordonné l'ouverture d'une enquête pour déterminer si la piste principale d'aterrissage de l'aéroport de Congonhas respectait les normes de sécurité.
Airbus envoie 5 experts sur place |
L'avionneur européen a envoyé cinq experts à Sao Paulo en vue de participer à l'enquête sur les causes de l'accident de l'Airbus A320. La direction rappelle toutefois que "l'enquête demeure sous l'entière responsabilité des autorités compétentes" et qu'"il serait inapproprié de la part d'Airbus de spéculer sur les causes de l'accident". Selon les règles internationales, le pays qui mène l'enquête sur un accident d'avion est le pays où s'est produit l'accident. Quatre enquêteurs européens participeront à l'enquête. |
Avec Agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




