Georges Bush © LCIDésormais, le gouvernement américain pourra intercepter, sans mandat d'un juge, des appels téléphoniques et des courriels émis à l'étranger mais dans une limite de six mois. Il lui sera aussi permis d'écouter des communications qui transitent via le territoire américain. La Chambre des Représentants à majorité démocrate a adopté samedi soir une loi sécuritaire qui permet de lever les restrictions aux écoutes dans le cadre de la lutte antiterroriste du gouvernement.
Vendredi soir, malgré les réticences des leaders démocrates, le Sénat avait voté le même texte. Le président George W. Bush avait pressé dans la matinée samedi la Chambre des Représentants de voter rapidement la législation et appelé les parlementaires à voter à leur tour la loi.
Rassurer le peuple américain
Résumant le sentiment de beaucoup de ses collègues, le représentant démocrate Silvestre Reyes, président de la commission de renseignements de la Chambre a déclaré: "Ce n'est pas la loi idéale, mais il est important que nous fassions tout ce que nous pouvons pour rassurer le peuple américain". De nombreux parlementaires démocrates ont montré leur irritation car ils estiment que cette loi donne les coudés franches au controversé ministre de la justice Alberto Gonzales, dont certains demandent la démission voire la destitution.
Révélé par la presse en décembre 2005, le programme d'écoutes sans mandat d'un juge est l'une des mesures antiterroristes les plus contestées aux Etats-Unis parce qu'elle peut toucher directement des millions d'Américains. L'organisation American Civil Liberties Union a condamné samedi le vote du Congrès qu'il a accusé de "céder aux pressions de l'administration Bush". "Nous sommes profondément déçus que les tactiques d'intimidation du Président contraignent une fois de plus le Congrès à la soumission", a déploré son directeur Anthony Romero.
| Le budget de la Défense voté |
La Chambre des représentants américaine a approuvé dans la nuit de samedi à dimanche la somme de 459,6 milliards de dollars pour la Défense dans le budget 2008, en plus des fonds accordés pour mener la guerre en Irak et en Afghanistan. Le Sénat doit encore se prononcer à l'automne sur cette affectation, légèrement inférieure aux 463,1 milliards de dollars réclamés par le président George W. Bush. |
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