Image de Fidel Castro diffusée à la télévision cubaine, le 30 janvier 2007 © TF1/LCIIl y a an, le 13 août 2006, une dizaine de jours après son hospitalisation, Fidel Castro avait célébré ses 80 ans sur son lit d'hôpital en compagnie de son allié Hugo Chavez, le président vénézuélien, et de son frère Raul, qui lui succédait "provisoirement". Les images, qui avaient fait le tour du monde, montraient plus un vieillard qu'un dirigeant. Depuis, son état de santé réel reste un mystère bien gardé, tout juste éventé par quelques apparitions télévisées ici ou là -deux depuis le début de l'année, une en janvier, l'autre en juin. Il a en revanche livré dans la presse depuis fin mars pas moins de 37 commentaires les plus divers sur l'actualité internationale et, plus rarement, sur les affaires cubaines.
Pour ce nouvel anniversaire,certains croyaient que le convalescent s'adresserait à son peuple, d'autres parlaient d'une nouvelle tribune à la presse. Mais le Lider maximo est resté invisible lundi, tandis qu'un bref feu d'artifice et des hommages médiatiques -dont ceux d'agents cubains emprisonnés aux Etats-Unis- ont salué ses 81 ans.
"Viva Fidel !"
Coïncidant avec la fin du carnaval de La Havane, cinq minutes de feux d'artifices ont illuminé à minuit lundi le Malecon, le boulevard du bord de mer de la capitale, tandis que danseurs et danseuses sur les chars du défilé lançaient des "Viva Fidel !". Officiellement, le court feu d'artifice marquait la fin du carnaval, mais la plupart des badauds l'ont interprété comme un hommage au "Comandante" pour ses 81 ans. Le carnaval de La Havane avait été supprimé l'an dernier en raison de la maladie du chef de l'Etat.
A la une de Granma, le quotidien du PC cubain, sous le titre "Nous vaincrons !", s'étalaient les messages à Fidel Castro adressés depuis leur prison américaine par trois des cinq agents cubains condamnés à de lourdes peines pour espionnage. "Pour ces 81 ans, nous vous souhaitons santé et vitalité", a écrit Ramon Labanino Salazar depuis sa prison de Beaumont au Texas où il purge une peine de prison à perpétuité. Antonio Guerrerez, également condamné à la perpetuité au pénitencier de Florence dans le Colorardo, rappelle pour sa part que le 20 août se tiendra à Atlanta une audience en appel sur "la monstrueuse injustice" dont lui et ses quatre compagnons sont victimes. Fernando Gonzales, condamné à 19 ans de prison dans la prison d'Oxford (Wisconsin), envoit "ses plus chaleureuses félicitations" à celui qui "sera toujours notre Commandant en chef". "Héros de la lutte anti-terroriste" contre l'exil anticastriste, selon Cuba, ces cinq agents cubains infiltrés aux Etats-Unis ont été condamnés en 2001 à des peines allant de 15 ans à la perpétuité pour deux d'entre eux.
D'après agence
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