Hugo Chavez, réélu pour un troisième mandat, salue la foule © TF1/LCIHugo Chavez ne cesse de renforcer son pouvoir sur le Venezuela. Mercredi soir, il a présenté son projet de réforme constitutionnelle, une réforme tout à son avantage. Il s'est ainsi adressé à un parlement dominé par ses partisans, et a indiqué "ne surprendre personne" en voulant modifier l'article 230 de la Constitution qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels et augmente la durée du mandat en proposant un septennat.
Réélu en décembre dernier pour un deuxième mandat de six ans, il devait normalement quitter le pouvoir en 2013, mais cette durée est insuffisante au regard du but que s'est fixé Hugo Chavez : "rester au pouvoir, mener sa "révolution" au moins jusqu'en 2021 et construire un "socialisme du 21e siècle".
L'opposition dénonce "un régime à la cubaine"
Sa réforme porte sur 33 des 350 articles de la Constitution, soit 10% de la Constitution qu'il avait déjà modifiée en 1999. Elle a toutes les chances de passer sans problèmes au parlement monocaméral dont tous les 167 sièges sont occupés par des députés fidèles au président. Mais ensuite elle devra être soumise à un référendum. A la tête du cinquième exportateur mondial de pétrole, Hugo Chavez cherche à créer un nouvel ordre économique et social qu'il appelle lui-même "socialisme pétrolier".
Enfin, il entend ajouter à l'article 11 de la Constitution que "le Président pourra décréter des régions spéciales militaires à des fins stratégiques ou de défense dans n'importe quelle partie du territoire national" et désigner des "autorités spéciales". Le Parlement lui avait déjà octroyé en janvier les pleins pouvoirs pour gouverner par décret.
L'opposition, qui avait boycotté les dernières législatives en 2005, avait dénoncé ses projets comme "fascistes" et destinés selon elle à instaurer au Venezuela un régime "à la cubaine". Le président avait rejeté sa proposition de créer une constituante pour débattre de ses projets de réforme institutionnelle. Le président vénézuélien a rejeté à nouveau les critiques dans son discours mercredi soir. "Ils (l'opposition) m'accusent de faire des plans pour m'éterniser au pouvoir ou pour concentrer les pouvoirs, nous savons que ce n'est pas ça", s'est indigné Hugo Chavez devant le parlement.
Avec agence.
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