Ce que les pilotes ont dit juste avant le crash

le 01 août 2007 à 19h13 , mis à jour le 01 août 2007 à 19h47

Selon un quotidien brésilien, la boîte noire tend à prouver qu'une erreur humaine est à l'origine de l'accident de l'Airbus A320, qui a fait près de 200 morts.

[Expiré] [Expiré] Crash d'avion Sao Paulo © AFP

Le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo a publié mercredi les derniers propos des pilotes de l'Airbus A320, qui est sorti de la piste d'atterrissage et s'est écrasé sur un bâtiment, faisant près de 200 morts le 17 juillet dernier. Le journal conclut qu'une erreur humaine est à l'origine de l'accident.
 
Selon le quotidien, qui cite un enregistrement de la boîte noire, au moment  où l'avion touche le sol, on entend : "Un inverseur seulement". L'inverseur droit de poussée, l'un des dispositifs de freinage, était en effet bloqué à la suite d'une défaillance mécanique. Puis "pas de spoiler", ce qui signifie que les  freins aérodynamiques sur les ailes n'ont pas fonctionné. "Freine, freine, freine", dit une voix. Puis "Ca ne marche pas, ça ne marche pas, ça ne marche pas !". Et enfin "Tourne, tourne, tourne !".

La Commission d'enquête furieuse
 
La boîte noire "montre qu'il y a eu erreur du pilote dans le maniement du  levier d'accélération des réacteurs et capte le désespoir des pilotes alors  qu'ils tentent de freiner l'avion au sol", rapporte le journal. Les deux leviers contrôlant la puissance du réacteur auraient dû se trouver au point mort juste avant que l'appareil ne touche le sol puis en position  d'inversion après l'atterrissage. Or la manette droite serait restée en position  d'accélération, selon Folha. Le quotidien ajoute toutefois qu'on ne peut pas non plus exclure une erreur de l'ordinateur de bord indiquant une fausse position des leviers.
 
Ces informations ont provoqué une polémique au sein de la Commission  parlementaire d'enquête sur la crise aérienne, qui devait avoir accès ce  mercredi au contenu des boîtes noires dont les données sont conservées sous de strictes conditions de sécurité. Les députés ont demandé une enquête sur l'origine des informations parvenues  au journal et averti qu'on ne pouvait tirer des conclusions hâtives d'éléments d'une enquête qui prendra des mois.

D'après agence

le 01 août 2007 à 19:13
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2 Commentaires

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  • Cyril, le 02/08/2007 à 10h46

    Les inverseurs n'entrent pas en compte dans les distances d'aterrissages données pour un type d'avion, donc la panne de l'un d'entre eux est une fausse raison. Simplement dans ce cas la, il me semble qu'il ne faut pas utiliser celui qui reste, sans quoi l'avion est désaxé. Concernant les spoilers, il me semble qu'ils sont déclanchés par l'écrasement du train, donc au moment du toucher. Si l'avion se pose en survitesse de peur des cisaillements, il peut tarder à se poser en raison de l'effet de sol, et donc tarder à déclancher les destructeurs de portance. La marge sur cette piste étant très courte, un plané prolongé sera forcément fatal, et toute remise de gaz inutile vu le temps de réponse des moteurs de l'ordre de plusieurs secondes.

  • Herk, le 02/08/2007 à 09h21

    - Il n'y a pas de point mort sur un reacteur, il y a juste des positions de ralentis vol, sol ou reverse. - "erreur de l'ordinateur de bord indiquant une fausse position des leviers.": indiquant a qui ou a quoi? La position des manettes est une position physique lors de l'atterrissage, le pilote a les manettes en main.

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