Commémoration des attentats du 11-Septembre © TF1/LCILes Etats-Unis commémorent ce mardi les attentats du 11 septembre 2001 par des cérémonies plus discrètes que ces dernières années et entourées de polémiques multiples. Le glas doit sonner à New York à 8h46 (14h46 en France), heure à laquelle le premier avion détourné, le vol 11 de la compagnie American Airlines, s'était encastré contre la Tour Nord du WTC. La lecture des noms des plus de 2700 morts, à New York, commencera alors, en présence du maire de New York Michael Bloomberg, de son prédécesseur républicain Rudolph Giuliani, en poste à l'époque des attaques, et de la sénatrice démocrate de l'Etat de New York Hillary Clinton.
Six ans après la tragédie, l'unité du peuple américain s'est fissurée : la popularité du président George W. Bush est au plus bas, l'opposition à la guerre en Irak grandit. Six ans après les attentats, Oussama ben Laden nargue encore les Etats-Unis. Dans une récente vidéo, adressée "au peuple américain", le chef d'Al-Qaïda a menacé d'intensifier la lutte pour mettre fin à la guerre en Irak. Une dernière a été diffusée ce mardi 11 septembre ; ben Laden y fait l'éloge d'un des auteurs des attaques...
"Une menace persistante et qui s'adapte "
"Nous avons élevé avec succès des barrières contre des attentats, mais il n'en demeure pas moins que nous sommes encore une nation en danger", a reconnu lundi le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, lors d'une audition de plus de trois heures au Sénat consacrée aux menaces terroristes. "Nous continuerons à affronter des menaces persistantes sur notre sol pendant plusieurs années". Un constat guère optimiste pour celui qui dirige aujourd'hui le département qui fut créé immédiatement après les attentats. Pour sa part, le directeur du renseignement américain, Michael McConnell, a également averti que les Etats-Unis "affronteront une menace persistante et qui s'adapte au cours des trois prochaines années".
Malgré la traque dont il a été l'objet, le réseau Al-Qaïda reste "la menace terroriste la plus sérieuse" contre les Etats-Unis ; mais Michael McConnell a également désigné le Hezbollah : "Nous estimons que le Hezbollah libanais, qui dans le passé a lancé des attentats contre des cibles américaines hors des Etats-Unis, pourrait selon toute vraisemblance envisager des attentats sur le territoire américain au cours des trois prochaines années, s'il estimait que les Etats-Unis représentent une menace directe contre le mouvement ou en Iran".
Néanmoins, face à ces risques, les Etats-Unis sont mieux protégés : "Ce n'est pas par hasard que nous n'avons pas subi un attentat sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001", a estimé Michael McConnell, évoquant plusieurs complots terroristes déjoués ces dernières années et le fait que des "milliers" de personnes potentiellement dangereuses avaient été refoulées aux frontières. "Nous sommes mieux préparés", a affirmé quant à lui, John Redd, directeur du Centre national contre le terrorisme, ajoutant que les Etats-Unis "sont plus sûrs que nous l'étions le 11 septembre 2001, mais nous ne sommes pas en sécurité". Un manque de sécurité durable : "Il est probable que nous ne le soyions pas pendant encore une génération ou plus". Michael McConnell, pour sa part, s'est dit préoccupé d'un fléchissement de la coopération internationale contre le terrorisme, qui pourrait "diminuer au fur et à mesure que le 11-Septembre deviendra un souvenir lointain".
D'après agence
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