© AFP/S. LoebRudolph Giuliani, Mitt Romney, Fred Thompson, John McCain : a priori, l'un des quatre sera le candidat républicain à la Maison Blanche en fin d'année prochaine. Ils forment en effet le quatuor de tête dans les sondages pour les primaires du parti de l'éléphant, dont le coup d'envoi est prévu à la mi-janvier.
Jeudi soir, avec les six autres prétendants officiellement déclarés, ils étaient conviés à un débat télévisé sur le droit des minorités à la Morgan State University, un établissement historiquement noir, à Baltimore, dans le Maryland. Pourtant, aucun d'eux n'a pris la peine de se déplacer pour expliquer ce qu'il comptait faire en faveur des noirs américains s'il était élu. Chacun a quasiment formulé la même explication : leur agenda, trop chargé, ne leur permettait pas de se libérer. La fin du 3e trimestre 2007 approchant, ils préféraient en effet participer à des réunions de levée d'argent.
"Honte"
Cette quadruple absence leur a été vivement reprochée par leurs concurrents. "Je m'excuse pour les candidats qui ne sont pas là. C'est une honte pour notre pays. Si le sujet était une vraie priorité pour eux, le débat aurait figuré sur leur agenda. On développe un parti en élargissant sa base. En agissant ainsi, ils lancent un message sectaire aux électeurs", a par exemple asséné Sam Brownback. "Je veux être le président des Etats-Unis, pas seulement du parti républicain. Franchement, pour beaucoup, les noirs américains ne votent pas pour les républicains. J'ai prouvé le contraire en Arkansas en obtenant 48% de leur vote", a renchéri Mike Huckabee, l'ancien gouverneur de cet état du sud du pays.
Le parti démocrate -dont tous les prétendants avaient participé à un débat similaire en juin- n'a pas non plus laissé passer l'occasion de critiquer les absents. "Ces dernières années, les républicains se sont vantés d'un intérêt accru poru les minorités, affirmant qu'ils avaient renoncé à leur tactique sudiste qui incluait une campagne semant la discorde entre les races. Mais quand il s'agit de passer aux actions concrètes, ils sont portés disparus", souligne la porte-parole du parti.
Pour ne rien arranger, ce faux-pas intervient alors que les manifestations contre le racisme prennent de l'ampleur en Louisiane. Elles visaient à demander la libération d'un jeune noir accusé d'avoir pris part à des violences contre des blancs. Celui-ci a finalement obtenu gain de cause, après paiement d'une caution.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




