Bush et Sarkozy aux Etats-Unis, le 11 août 2007 © LCI"Le procès est ouvert : je serais un ami des Américains. Eh bien oui, c'est vrai, ne me torturez plus, j'avoue". Souvent dénoncé par ses adversaires politiques pour ses sympathies pro-américaines et pro-Bush, Nicolas Sarkozy s'est montré ironique mercredi.
S'exprimant à Marrakech devant des chefs d'entreprises français et marocains au 3e et dernier jour de son voyage dans le royaume chérifien, le chef de l'Etat a poursuivi : "Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi je devrais être un ennemi des Américains. Quelle drôle d'idée ! Voici, un pays, l'un des seuls à travers le monde, avec la Pologne, avec qui nous n'avons jamais été en guerre. Ce n'est quand même pas une raison pour se détester", a-t-il lancé.
Il a ensuite abordé les conséquences de ces relations sur les questions de politique étrangère. "Ce n'est pas parce que je suis ami des Américains que je dois accepter la politique des Américains sur tous les sujets. Ce n'est pas parce que je serais intransigeant avec le droit à la sécurité d'Israël que je ne suis pas attentif au droit des Palestiniens à avoir un Etat indépendant pour eux", a-t-il affirmé.
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