Juan Carlos lors du sommet ibéro-américain de Santiago, le 10 novembre 2007 © TF1/LCILe roi d'Espagne lui a demandé de se taire. Le président vénézuélien, Hugo Chavez ne compte pas en rester là. Vendredi, il a déclaré que des excuses présentées par Juan Carlos pourraient permettre de mettre un terme à la querelle qui les oppose et de rétablir des relations commerciales normales entre les deux pays. "Ils m'envoient des tonnes de messages disant qu'ils ne veulent pas que cette histoire devienne un problème. Eh bien, il faut qu'ils remettent les choses à leur place", a-t-il déclaré à la télévision.
"Le moins qu'ils puissent faire, c'est que le roi me présente des excuses." "Je ne veux pas que cela s'envenime, mais le roi ou le gouvernement d'Espagne doivent d'une manière ou d'une autre reconnaître qu'ils ont eu tort."
Réminiscence de l'époque coloniale
Samedi dernier, en plein sommet ibéro-latino-américain, alors que Chavez venait d'interrompre un discours du Premier ministre espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, le souverain espagnol avait sommé le président vénézuélien de se taire (voir la vidéo). Hugo Chavez avait ensuite dénoncé dans les propos de Juan Carlos, une réminiscence de l'époque coloniale et laissé entendre qu'ils pourraient avoir des répercussions sur les relations commerciales avec l'Espagne.
Il a prévenu les entreprises espagnoles, qui ont investi 2,4milliards de dollars (1,6 milliard d'euros), au Venezuela depuis l'arrivée au pouvoir de l'ancien parachutiste, qu'elles seraient étroitement surveillées. Deux groupes bancaires, le Grupo Santander et la SA Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, qui sont propriétaires des principales banques vénézuéliennes, ont été nommément visées par Chavez, qui a déclaré que son pays n'en avait pas besoin.
(D'après agence)
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