Crash de Toronto: le rôle de l'équipage en question

le 11 décembre 2007 à 08h52 , mis à jour le 11 décembre 2007 à 11h12

Le 2 août 2005 à Toronto, un Airbus A340 venant de Paris, avait terminé sa course dans un ravin en bout de piste avant de prendre feu, sans faire de victimes.

air france toronto nezL'ensemble des 297 passagers ont pu être évacués grâce à l'efficacité des douze membres d'équipage

Météo, vitesse et une activation tardive des inverseurs de poussée sont responsables de l'accident spectaculaire d'un avion d'Air France, sorti de piste sans faire de morts en 2005 à Toronto, selon les enquêteurs dont le rapport sera rendu public mercredi. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) livrera son rapport final mercredi à Toronto, plus de deux ans après l'accident du vol 358 d'Air France qui s'était produit le 2 août 2005 par mauvais temps à l'aéroport Lester B. Pearson de Toronto. L'appareil, un Airbus A340 venant de Paris, avait terminé sa course dans un ravin en bout de piste avant de prendre feu, mais ses 297 passagers et 12 membres d'équipage avaient pu être évacués en un temps record et ont tous survécu.
 
Dans un communiqué annonçant la publication de son rapport, le BST semble mettre en cause les réactions de l'équipage, en plus des intempéries. Il rappelle que l'avion a effectué son approche alors qu'un "orage violent sévissait et que les conditions changeaient rapidement, avec des sauts de vent et une visibilité réduite". L'appareil s'est "présenté trop haut, à une vitesse trop élevée et ses roues ont touché le sol à environ la moitié de la piste d'atterrissage de 9000 pieds (2,7 kilomètres)", ajoute-t-il avant de préciser que "la sélection tardive des inverseurs de poussée, la piste mouillée et glissante et le vent de travers expliquent que l'avion ait manqué d'espace" sur la piste.
  
Plainte contre Air France
 
En faisant un premier point en novembre 2005, les enquêteurs canadiens avaient déclaré n'avoir relevé ni anomalie ni défaillance dans le fonctionnement de l'Airbus A340. Leur chef, Réal Levasseur, avait alors relevé que l'équipage avait enclenché les inverseurs de poussée - qui contribuent à freiner l'avion - 12,8 secondes après le toucher des roues. Il avait précisé que l'enquête chercherait à établir les causes de ce "laps de temps". Il avait aussi fermement démenti des informations du quotidien Le Figaro, qui avait évoqué, fin 2005, la possibilité d'une mésentente entre les membres de l'équipage au moment de l'atterrissage.
  
Un quotidien canadien, The National Post, avait d'autre part révélé au début 2006 qu'une personne n'appartenant pas à l'équipage se trouvait dans le cockpit au moment de l'atterrissage, tout en soulignant que cela n'avait pas eu d'incidence sur l'accident. Après l'accident, des experts ont aussi mis en cause la longueur, insuffisante selon eux, de la piste de l'aéroport de Toronto et le fait qu'elle soit bordée par un ravin dans lequel l'avion a basculé.
 
Une plainte en nom collectif à laquelle se sont joints des passagers blessés ou estimant avoir subi un important préjudice, a été déposée au Canada peu après l'accident. Elle vise notamment Air France, l'aéroport de Toronto et l'entreprise exploitant le service de navigation aérienne, NAV Canada.

(D'après agence)

le 11 décembre 2007 à 08:52
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2 Commentaires

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  • SL, le 11/12/2007 à 18h29

    "Wanda la survireuse" serait-elle pilote? Si ce n'est pas le cas, pourquoi parler de ce qu'on ne connaît pas?

  • Wanda la survireuse, le 11/12/2007 à 10h22

    "Trop haut, trop vite" c'est la rengaine de tous les instructeurs expliquant aux élèves-pilotes leurs maladresses lors d'un atterrissage merdique. Il semblerait que ces deux-là aient fait fort!!! Il est probable que les deux pilotes devaient copieusement s'engueuler, l'un voulant remettre les gaz, l'autre voulant atterrir à tout prix. C'est un grand classique, mais là, ils ont cassé l'avion pour de bon.

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