Les FARC confirment la libération de trois otages

le 21 décembre 2007 à 06h23 , mis à jour le 21 décembre 2007 à 19h44

Dans un communiqué publié jeudi soir sur internet, la guérilla marxiste confirme son intention de libérer trois otages dont Clara Rojas, l'ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt.

TF1/LCI : Guérilleros des Farc en ColombieGuérilleros des Farc en Colombie © TF1/LCI

Après la rumeur de libération prochaine de trois otages, la confirmation par les FARC elles-mêmes. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-guérilla marxiste) ont confirmé jeudi soir leur intention de libérer trois otages dont Clara Rojas, l'ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt, en publiant sur leur site officiel d'internet le communiqué rendu public mardi par l'agence cubaine Prensa Latina. En reproduisant sur leur site internet le communiqué envoyé à l'agence cubaine, les rebelles authentifient celui-ci et mettent un terme aux déclarations de membres du gouvernement colombien qui mettaient en doute l'origine du texte.
 
Sous le titre "Farc: Uribe est un lâche", les rebelles reprennent sur leur site internet (www.farcep.org) ce communiqué en 7 points. La guérilla confirme ainsi l'annonce de la libération prochaine de trois otages, tout en opposant une fin de non-recevoir aux dernières propositions d'échange d'otages contre des guérilleros prisonniers du président colombien Alvaro Uribe. Le secrétariat des FARC, organe dirigeant de la guérilla marxiste, affirme dans ce texte avoir donné pour instruction de relâcher Clara Rojas, son fils Emmanuel, conçu en captivité avec un guérillero, ainsi qu'une parlementaire colombienne, Consuelo Gonzalez.
 
"Un bon cadeau de Noël"
 
Selon les FARC, il s'agit d'"un geste de reconnaissance envers les familles des otages", et envers le président vénézuélien Hugo Chavez et la sénatrice colombienne d'opposition Piedad Cordoba, anciens médiateurs dans ce dossier, dont la mission a été annulée fin novembre par Bogota. Les trois otages devraient être remis au dirigeant vénézuélien ou à la personne de son choix, selon le communiqué.

L'agence Anncol, proche de la guérilla, a affirmé dans la journée que la libération se ferait "contre la volonté d'Uribe". "Nous espérons que le gouvernement (colombien) ne fera pas obstacle à cette libération dont il est étranger", affirme la rédaction d'Anncol qui présente ces 3 prochaines libérations d'otages comme "un dédommagement" envers le président du Venezuela Hugo Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, dont la médiation a été annulée de manière brutale le 21 novembre par le président colombien.
 
Le président Chavez a récemment indiqué que le retour à la liberté des otages serait "un beau cadeau de Noël" pour leurs familles. Dans un premier temps le Haut commissaire pour la paix colombien Luis Carlos Restrepo ainsi que plusieurs membres du gouvernement avaient mis en doute la véracité du communiqué, s'étonnant qu'il ait été envoyé à la Havane et rédigé à la date du 9 décembre.

(D'après agence)

le 21 décembre 2007 à 06:23
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2 Commentaires

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  • Guilvert, le 21/12/2007 à 11h34

    Je me rejouis de la liberation de trois des otages je prie pour qu INGID BETANCOURT vu son etat de sante precaire soit dans les "liberables"danielle de grenoble

  • Wanda la survireuse, le 21/12/2007 à 09h54

    La contrepartie donnée aus FARC reste très mystérieuse... Espérons que ce ne soit pas un coup de bluff d'Uribe.

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