George Bush lors de son dernier discours sur l'état de l'Union © TF1/LCISeptième et dernier discours sur l'état de l'Union pour Geaorges Bush. Lundi soir, le président américain s'est efforcé de rassurer ses compatriotes sur l'économie du pays, admettant que cette dernière ralentissait, tout en se montrant optimiste pour ses perspectives à long terme. Ce discours pourrait bien constituer sa dernière grande occasion de donner le ton des mois à venir et rappeler qu'il est toujours là, même si, dans son propre camp, certains des candidats à l'investiture républicaine prennent leurs distances avec son bilan pour éviter que l'impopularité du président ne rejaillisse sur eux.
George Bush a reconnu que la croissance ralentissait, mais a souligné que les fondamentaux de l'économie restaient bons. Il a réclamé des parlementaires qu'ils mettent en oeuvre dès que possible le plan de relance de 150 milliards de dollars (100 milliards d'euros environ) dévoilé la semaine dernière. "Dans tous les foyers américains, il y a de l'inquiétude quant à l'avenir de notre économie", a dit Bush. "Sur le long terme, les Américains peuvent avoir confiance dans notre croissance, mais à court terme, nous pouvons tous constater que la croissance ralentit", a-t-il déclaré.
Irak, Iran
Evoquant ensuite la guerre en Irak, Bush s'est félicité de l'amélioration de la situation, attribuant la baisse de la violence à l'augmentation du nombre de soldats déployés sur place, une décision qu'il avait prise en janvier dernier. Près de cinq ans après le début des opérations, il a demandé aux Américains de rester patients. "Nos ennemis en Irak ont été durement atteints. Ils n'ont pas été vaincus et nous devons nous attendre à des combats difficiles".
Bush n'a pas annoncé la moindre réduction des effectifs militaires en Irak, en dépit des appels répétés du camp démocrate qui réclame un calendrier de retrait des troupes, soutenus en ce sens par une majorité d'Américains. Il s'est également prononcé sur l'Iran, demandant à Téhéran de mettre fin à l'enrichissement de l'uranium.
Critiqué par Clinton
Critiqué pour avoir refusé dès sa prise de fonction, en janvier 2001, de ratifier le protocole de Kyoto, Bush a annoncé que les Etats-Unis verseraient 2 milliards de dollars (1,35milliard d'euros environ) à un fonds international destiné à promouvoir les énergies "propres" et à combattre le réchauffement climatique. Il a également appelé les Américains à lutter pour se défaire de leur dépendance envers le pétrole en développant de nouvelles sources d'énergie.
Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle, a sévèrement jugé le discours présidentiel. "Il garde une confiance pénible dans des politiques qui ont déjà échoué et qui ont transformé des excédents historiques en déficits considérables et qui ont poussé au bord de la récession une économie florissante".
(D'après agence)
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