Clara Rojas arrive à Bogota, après 6 ans de captivité, le 13 janvier 2008 © TF1-LCIToute de rose vêtue, un bouquet de fleurs à la main, un large sourire aux lèvres, elle a posé un pied sur le tarmac de l'aéroport de Bogota : comme une "renaissance", a-t-elle commenté. L'ex-otage Clara Rojas est rentrée dimanche dans son pays, après près de six ans de captivité et trois jours au Venezuela où elle a été remise en liberté par les Farc.
Se disant "immensément émue" de ce retour même si "faible", Clara Rojas a fait une brève déclaration à la presse avant de rencontrer un psychologue puis de pouvoir, enfin, retrouver son fils né en captivité, Emmanuel : son seul projet pour l'avenir pour le moment. Une simple entrevue privée, en attendant de pouvoir le récupérer de l'Assistance publique, pas avant plusieurs jours.
L'enfant, âgé de 3 ans et 9 mois, a besoin d'une période de préparation, alors qu'il a été retiré à sa mère par les guérilleros à l'âge de 8 mois. Il avait été confié en 2005 sous un faux nom à une famille de paysans, qui a remis l'enfant par la suite aux services sociaux colombiens. Ces derniers l'ont placé dans une famille d'accueil.
"Ce que je souhaite le plus : qu'Ingrid soit avec nous"
Ce retour fut un événement national en Colombie où les programmes télévisés ont été interrompus pour diffuser les images de son arrivée. Des habitants de Bogota étaient venus agiter un mouchoir blanc pour l'accueillir sur la route de l'aéroport.
Dans sa déclaration, Clara Rojas, 44 ans, a remercié le président colombien Alvaro Uribe "d'avoir autorisé la suspension des opérations militaires" jeudi, le jour où elle a retrouvé la liberté. Elle a également dit vouloir "saluer Ingrid" Betancourt, avec qui elle avait été enlevée le 23 février 2002. "Ce que je souhaite le plus en ce moment serait qu'elle soit avec nous. Avec l'aide de tous, nous allons faire en sorte qu'Ingrid et tous les autres otages reviennent vite", a-t-elle dit réaffirmant son "admiration et sa tendresse" pour la Franco-Colombienne.
L'autre Colombienne libérée en même temps que Clara Rojas, l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, doit quant à elle rentrer lundi matin. En attendant, elle a demandé au président vénézuélien Hugo Chavez d'user de son influence pour convaincre la guérilla marxiste de cesser les prises d'otages.
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