Barack Obama et Hillary Clinton lors d'un débat télévisé © DRL'enjeu du New Hampshire pour Hillary Clinton |
A trois jours de primaires dans le New Hampshire pour l'investiture démocrate pour la présidentielle, le débat télévisé qui réunissait samedi Hillary Clinton et Barack Obama était crucial. Hillary Clinton a accusé son rival d'avoir changé de position sur des sujets majeurs, avant d'essuyer une violente contre-attaque l'accusant d'incarner le statut quo. "Barack Obama peut avoir un bon débat avec lui-même", a-t-elle lancé, l'accusant d'avoir changé d'avis sur la façon d'assurer une couverture santé pour tous, le financement de la guerre en Irak et la législation antiterroriste Patriot Act.
Le sénateur de l'Illinois a riposté fermement. "Il est important qu'on n'essaie pas de déformer le bilan des uns et des autres à l'approche des élections du New Hampshire". "Je crois que ce que les gens attendent, c'est des gens qui soient francs sur les dossiers", a-t-il dit. Barack Obama, qui a ravi jeudi la victoire à Hillary Clinton dans l'Iowa, a reçu un précieux soutien du troisième homme de la course, John Edwards, accusant l'ex-Première dame d'incarner l'immobilisme. "Chaque fois qu'on parle en faveur du changement, les forces du statut quo attaquent, chaque fois que (Barack Obama) s'exprime en faveur du changement ou que je me bats pour le changement, les forces du statut quo attaquent", a lancé John Edwards.
Critique Bush
Contenant mal sa colère, Hillary Clinton a répété son argument habituel, soulignant que le changement s'obtient "en travaillant dur". Spectateur, le candidat Bill Richardson, diplomate chevronné et outsider de la course, a relevé qu"'il (lui) était arrivé d'être l'otage de négociations plus civiles que" cet échange. Quelques minutes plus tard, tout le monde jouait la réconciliation avec humour.
Interrogée par un journaliste sur sa difficulté à inspirer de l'affection chez les électeurs, Hillary Clinton s'est dite "blessée", avec le sourire. Barack Obama "est facile à aimer, je suis d'accord... mais je ne suis pas si mal ?" - a-t-elle plaidé d'un ton faussement suppliant. "Hillary, tu es quand même assez facile à aimer", lui a lancé Barack Obama. "Merci", a-t-elle répondu. Tout le monde a ri, mais personne n'a semblé dupe de ce petit numéro de vraie-fausse amitié.
Et Hillary Clinton a enchaîné en insistant sur le danger d'élire quelqu'un parce qu'il a l'air sympathique, comme cela était le cas de George W. Bush: "vous savez, en 2000, malheureusement on s'est retrouvé avec un président dont les gens disaient qu'ils auraient bien voulu prendre une bière avec lui, et qui disait vouloir unir le pays, non le diviser", a-t-elle rappelé.
(D'après agence)
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