Au cœur de la bataille du New Hampshire

Par Guillaume DEBRE, à Manchester (Etats-Unis), le 07 janvier 2008 à 17h19 , mis à jour le 07 janvier 2008 à 19h07

Reportage Guillaume Debré, l'un des correspondants de TF1, suit les dernières heures de la campagne. Il raconte l'ambiance dans son blog.

new hampshire campagne supporters clintonDes supporters d'Hillary Clinton dans le New Hampshire © TF1/LCI

Primaires US 2008Le New Hampshire avant les primaires, c'est un peu comme Saint-Tropez l'été ! (la neige et le froid en plus !) En quelques jours, la population décuple, les hôtels sont pris d'assaut et les rues deviennent embouteillées. Pendant 72 heures, tous les journalistes politiques des Etats-Unis descendent en horde sur la petite ville de Manchester (à ne pas confondre avec la ville de Old Trafford !), la capitale électorale du pays jusqu'à mardi.
 
L'avion qui nous a emmenés de Washington à Manchester était bourré de reporters : le correspondant du Figaro, l'une des stars du magazine Time, une autre du Washington Post et beaucoup de presse étrangère. A l'arrivée dans le New Hampshire, chaque journaliste fait son propre menu. Et il y a l'embarras du choix, vu que ce week-end se sont tenus près d'une centaine de meetings politiques dans cet Etat qui n'est pas plus grand que la région Poitou-Charentes !

Obama, Stakhanov des meetings
 
Le Stakhanov des meetings électoraux c'est Barack Obama : pour lui c'est matin-midi-et soir.... 6 fois par jour ! Et à chaque fois, les gymnases, les écoles publiques ou les centres de retraite qu'il loue affichent complets. C'est la star du moment et les gens font la queue pour le voir. Dimanche, il a commencé son dernier meeting avec deux heures de retard et personne ne bronchait.
 
Bill Clinton n'est pas mauvais non plus, mais il semble avoir perdu son punch -c'est l'impression qu'a eue Bruce Frankel, le producteur de TF1 présent à l'un de ses meetings. Avec assiduité, il sillonne quand même l'Etat de haut en bas pour aider sa femme, Hillary, qui s'est, elle, offerte une petit séance de porte à porte dans la neige avec sa fille Chelsea.
 
En fait, tous les candidats tentent de séduire les derniers indécis et les indépendants -des électeurs qui ne sont ni démocrates, ni républicains mais qui ont le droit de participer aux primaires des deux partis (on appelle ça des ‘primaires ouvertes'). Ces indépendants forment 45 % de l'électorat. Ce sont donc eux qui détiennent les clés du New Hampshire. Et pour les convaincre, les candidats ne reculent devant rien : ils les bombardent de tracts, les appellent plusieurs fois par jours. Ils diffusent même leurs publicités au milieu de leurs émissions télé préférées. Car ici, la chasse aux voix est ouverte.


RENDEZ-VOUS LCI.FR

- Toute l'actualité sur les primaires américaines dans notre dossier spécial 

- Les anecdotes de la campagne avec le blog des correspondants de TF1 à Washington.

Par Guillaume DEBRE, à Manchester (Etats-Unis) le 07 janvier 2008 à 17:19
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