Le président Bush le 17 octobre 2007 © TF1Alors que la grande majorité des Américains ont les yeux rivés sur la campagne présidentielle en cours, le président George W. Bush tentera, lundi soir, dans son dernier discours sur l'état de l'Union, de les convaincre qu'il faut encore compter avec lui pendant presque douze mois. Dans un discours largement consacré à l'économie, le président américain devrait pousser à une mise en oeuvre rapide du plan de relance qui a donné lieu à un accord politique avec le Congrès en fin de semaine dernière, alors que plane la menace d'une récession.
George W. Bush devrait également évoquer les chances qu'Israéliens et Palestiniens concluent avant la fin de son mandat un accord de paix mettant un terme à soixante ans de conflit. Il devrait affirmer l'importance de la mission contestée en Irak et la nécessité d'un accord de partenariat qu'il entend passer dans les prochains mois avec le gouvernement de Nouri al-Maliki. "J'ai dit que je sprinterai jusqu'à la ligne d'arrivée, ce discours signifiera clairement que je vais sprinter jusqu'à ligne d'arrivée", a dit le président américain au quotidien USA Today.
Pas d'initiatives majeures annoncées
Sa propre administration a reconnu, cependant, qu'il fallait être "réaliste" et que le discours de 2008 ne devrait pas se signaler par l'annonce d'initiatives majeures qui caractérise habituellement ce rendez-vous. Les experts conviennent que George W. Bush n'est certainement pas le "canard boiteux" annoncé quand il a commencé en janvier 2007 une cohabitation conflictuelle avec ses adversaires démocrates, devenus majoritaires au Congrès. Les défis demeurent innombrables, alors que la majorité des Américains continue à attendre un retrait d'Irak. Mais si la situation dans ce pays est très différente ce qu'elle était un an plus tôt, de hauts responsables ont laissé entendre qu'il ne fallait pas escompter que le président annonce lundi davantage de retraits que ceux prévus d'ici à juillet.
Sur le front intérieur, George W. Bush n'a plus l'approbation que d'environ 30% des Américains. Il appellera donc cette fois à achever "le travail pas fini" et explorera les domaines où il est "réaliste" de croire qu'il peut encore s'entendre avec le Congrès, pour pérenniser des rabais fiscaux par exemple ou adopter une loi sur les écoutes antiterroristes. Le lendemain déjà, l'attention risque de se détourner à nouveau de lui pour se porter sur l'importante primaire républicaine de Floride.
(D'après agence)
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