John McCain, le 29 janvier 2008 © TF1/LCICette fois, un favori à l'investiture, en l'occurrence républicaine, se dégage clairement dans les primaires américaines. Vainqueur mardi en Floride, le 4e Etat du pays, John McCain, donné politiquement mort à l'été dernier, s'est en effet ouvert une voie royale pour représenter le parti de l'éléphant à l'élection générale en novembre prochain.
Déjà vainqueur dans le New Hampshire et en Caroline du Sud, le sénateur de l'Arizona a confirmé son "come-back" en s'imposant dans le "Sunshine state" avec environ 36% des voix. Il devance de six points le mormon Mitt Romney, qui devient ainsi le principal challenger avant le "Super-Mardi" du 5 février, où plus de vingt Etats voteront. "J'ai l'intention de gagner mardi prochain et de devenir le candidat de notre parti", a lancé John MCain devant des partisans en liesse rassemblés à Miami.
Giuliani rate son pari
Cette primaire de Floride -la plus importante jusqu'à présent- était aussi l'heure de vérité pour Rudolph Giuliani. Longtemps favori au niveau national, l'ancien maire de New York avait fait l'impasse sur les premiers scrutins, organisés, à l'exception du Michigan, dans des petits Etats envoyant peu de délégués à la convention. Il avait préféré tout miser sur la Floride et le "Super-Mardi'. Tout au long du mois de janvier, cette stratégie s'était avérée risquée. Outre une exposition médiatique moindre face à ses concurrents, "Rudy" s'était montré incapable de réaxer sa campagne, basée sur sa gestion du 11-Septembre et sur la sécurité, vers l'économie, qui s'est invitée dans les débats avec les craintes de récession.
Comme le prévoyaient les derniers sondages, ce coup de bluff s'est finalement transformé en véritable fiasco : Rudolph Giuliani a obtenu à peine 15% des suffrages. Sa stratégie est déjà raillée "comme la pire du millénaire, voire du millénaire précédent". Il a néanmoins affirmé qu'il resterait "impliqué" dans la campagne. Mais selon les médias, il pourrait très rapidement se désister pour John McCain, avec qui il partage le plus de points communs, notamment sur la politique à mener contre le terrorisme. L'annonce de son ralliement pourrait avoir lieu avant le "Super-Mardi", pour lequel les derniers enquêtes lui sont, là aussi, très défavorables, comme à New York.
Huckabee hors-course
Ce scrutin a également mis à mal les derniers espoirs de Mike Huckabee, vainqueur du premier caucus le 3 janvier dans l'Iowa. Ne pouvant compter sur sa base d'électeurs évangéliques, peu présents en Floride, l'ex-pasteur baptiste n'a récolté que 14% des voix. Il devrait maintenant tenter de monnayer son influence sur les milieux chrétiens conservateurs afin de décrocher le poste de co-listier pour la vice-présidence, quel que soit le candidat investi.
Clinton pour du beurre chez les démocrates |
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