© AFP/T. Sloan
Il y aurait environ douze millions de clandestins aux Etats-Unis. Cette estimation est devenue le principal thème du côté républicain. C'est assez rare de voir un candidat se faire siffler en pleine campagne. Cela vient pourtant d'arriver deux fois de suite au héros de la guerre du Vietnam, John McCain, qui dissertait justement sur l'immigration. La première fois devant l'Hispanic Chamber of Commerce, plutôt à droite, la seconde devant un syndicat plutôt démocrate.
Il expliquait dans les deux camps son projet : tout en fermant les frontières, il veut que les immigrés en situation irrégulière puissent à terme devenir des citoyens. Devant les sifflets, il finit par proposer : "J'offre a qui veut un poste de ramasseur de laitues dans l'Arizona, payé 50 dollars de l'heure. Vous ne pouvez pas le faire mes amis". Pour lui, cette immigration est indispensable à l'économie américaine. Juste avant de partir, il a lancé un "encore des questions, des commentaires, des insultes ?" Ces incidents ne l'ont pas empêché de prendre la tête des sondages du côté républicain, c'est le nouveau "front-runner".
Avec l'immigration, les candidats ont un peu de mal à s'en sortir. Personne ne veut prendre le risque politique de régulariser douze millions de personnes. Et en même temps, l'idée de les expulser est tout simplement inimaginable. Il y a un mois, le gouverneur de New York voulait laisser ces illégaux passer le permis de conduire. Lui a bien compris qu'ils ne partiront jamais et qu'il fallait bien s'en accommoder. Mais devant le tollé généralisé, il a retiré son projet.
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