Le président colombien Alvaro Uribe, à son arrivée en France, le 20 janvier 2008 © TF1-LCI 
Uribe reçoit Lorenzo Betancourt
Le président colombien Alvaro Uribe a entamé dimanche à Paris une tournée européenne pour demander le soutien de l'UE dans le dossier des otages détenus par la guérilla des Farc, dont fait partie la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Alvaro Uribe qui doit se rendre aussi en Espagne, en Suisse et en Belgique, sera reçu ce lundi en fin de matinée par son homologue français Nicolas Sarkozy qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt une priorité diplomatique et qui est opposé, comme la famille de l'otage, à toute solution militaire.
Le président colombien que son homologue vénézuélien Hugo Chavez, devenu incontournable dans le dossier des otages, accuse d'être "obsédé" par une victoire militaire sur la guérilla, a affirmé que son gouvernement avait fait des "efforts énormes" pour parvenir à un règlement négocié de la crise des otages. Partisan de la manière forte vis-à-vis des Farc, il a souligné devant la presse qu'il avait déjà "changé" de position alors qu'il avait été élu "avec le mandat qu'il n'y aurait pas d'échange humanitaire sauf en cas de début de processus de paix avec les Farc".
Une zone d'échange
Alvaro Uribe a rencontré dimanche à l'ambassade de son pays à Paris le fils d'Ingrid Betancourt et son père, Lorenzo et Fabrice Delloye, ainsi qu'Hervé Marro, porte-parole du Comité de soutien à Ingrid Betancourt (CSIB). Après sa rencontre avec les proches d'Ingrid Betancourt, le président colombien a réitéré sa proposition de créer une zone d'échange d'environ 150 km2 "dans une zone rurale, dépeuplée où il n'y a pas de caserne de l'armée ni de la police", pour l'heure refusée par la guérilla.
Il a estimé que "nos efforts devaient être combinés". "Nous devons déterminer les conditions du sauvetage et de la libération des otages, sans mettre en cause la sécurité et la démocratisation de notre pays", a dit le président colombien aux journalistes après l'entretien. "J'ai ressenti auprès du président Uribe qu'il était véritablement décidé à trouver avec l'aide de la communauté internationale une solution d'accord humnaitaire qui puisse réellement permettre la sortie rapide de tous nos êtres chers", a dit Fabrice Delloye.
Alvaro Uribe a indiqué avoir aussi demandé leur soutien à la France, l'Espagne et la Suisse, trois pays chargés dans le passé de contacts avec la guérilla sur le dossier des otages et dont il avait rétabli samedi la mission de médiation.
| Les Farc n'acceptent pas de visite d'otages par le CICR |
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie n'acceptent pas que le Comité international de la croix Rouge (CICR) visite les otages qu'elles détiennent, a déclaré dimanche le porte-parole du mouvement rebelle Raul Reyes à la chaîne de télévision Noticias Uno. "Pour notre organisation, la sécurité des (otages) échangeables prime sur des conditions dépourvues de réalisme comme celles que voudrait le président + Alvaro + Uribe en prolongeant la douleur des familles des prisonniers des deux camps", a indiqué Raul Reyes, répondant à une question sur une éventuelle intervention du Cicr auprès des otages. |
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